Comment se déplacent les animaux?

Sommaire:

Pourquoi les animaux se déplacent-ils ?

Les déplacements des animaux dans l'eau

La nage

Se déplacer dans l'eau sans nager

Le problème de la respiration dans l'eau

Les déplacements des animaux sur la terre

Comment se déplacer sans pattes

Marcher sur deux pattes

Marcher avec six pattes ou davantage

Les quadrupèdes ne marchent pas tous sur la même partie de leurs pattes

Grimer ou s'enfouir sous terre

Les déplacements des animaux dans l'air

Comment voler sans ailes

Le vol des chauves-souris

Le vol des insectes

Les mieux adaptatés au vol: les oiseaux

Les différentes façons de voler des oiseaux

Les longs voyages des animaux

Comment les animaux en déplacement peuvent-ils se repérer?

L'utilisation par l'homme des déplacements des animaux

A la découverte des traces d'animaux

Les performances des animaux

Récapitulation


Pourquoi les animaux se déplacent-ils ? (retour sommaire)


O Pour rechercher leur nourriture ?

O Pour fuir leurs ennemis ?

O Pour trouver de meilleures conditions de vie ?

O Pour s'accoupler et avoir des petits ?


Pour rechercher leur nourriture :

En effet, très peu d'animaux peuvent, comme la moule, se nourrir sans se déplacer, en filtrant l'eau dans laquelle ils vivent.

Les autres doivent rechercher leur nourriture en butinant les fleurs, en broutant les plantes ou en chassant d'autres animaux pour les manger.


Pour fuir leurs prédateurs :

La plupart des animaux, qu'ils soient faibles ou robustes, peuvent devenir la proie d'un prédateur, c'est-à-dire d'un autre animal qui les recherche pour les manger. Il faut alors fuir pour échapper à la mort.


Pour trouver de meilleure conditions de vie :

Quand les ressources de nourriture deviennent insuffisantes ou que le climat devient trop froid ou trop sec, certains animaux doivent changer de région. Cela s'appelle une migration.


Pour s’accoupler et avoir des petits :

Pour qu'une femelle puisse avoir des petits, elle doit s'être accouplée à un mâle. Ce type de rencontre exige parfois de changer de lieu de vie.

Certaines espèces, comme les anguilles ou les saumons, doivent faire de longs déplacements pour se rencontrer et se reproduire.

Le monde animal à la conquête successive

de l'eau, de la terre et du ciel (retour sommaire)


Il ne faut pas croire que, dès l'origine de notre planète, des animaux marchaient sur le sol ou volaient dans les airs, tandis que d'autres nageaient dans les eaux.

Les espèces animales que nous voyons aujourd'hui n'ont pas toujours existé. Elles ont pour origine des espèces différentes, beaucoup plus anciennes, qui ont subi une évolution pendant des millions d'années, sans que l'on sache avec certitude pourquoi et comment se sont produites les transformations.


La vie animale a commencé dans l'eau :

Il y a plus de 700 millions d'années, tous les animaux existant sur notre planète vivaient dans la mer, puis plus tard dans les eaux douces (marécages et rivières). Tous respiraient dans l'eau.

Les vers, mollusques, crustacés et poissons actuels sont les lointains descendants de ces animaux.


Comment connaît-on l'histoire du monde animal?

Les scientifiques ont pu retracer l'histoire des êtres vivants depuis des centaines de millions d'années, grâce à l'étude des fossiles : c'est-à-dire des restes, transformés en pierre, des plantes et des animaux qui vivaient à cette époque sur notre planète. On arrive à dater les fossiles d'après les différentes couches de terrain où on les a trouvés, certaines de ces couches se trouvant autrefois sous la mer. C'est ce qui explique la présence de fossiles marins dans certaines couches éloignées actuellement de tout rivage marin.


A la recherche de la terre ferme :

Il y a 600 millions d'années, certaines espèces sortirent progressivement de l'eau, comme les mille-pattes et les araignées.

Puis ce furent les amphibiens, ancêtres des grenouilles et tritons, les insectes (depuis 400 millions d'années), les reptiles (depuis 300 millions d'années) et enfin les mammifères (depuis 200 millions d'années).

Ces animaux s'adaptèrent à la respiration hors de l'eau et lorsqu'ils y retournèrent pour vivre, ils furent obligés, comme les crocodiles, les phoques ou les baleines, de remonter respirer à la surface après chaque plongée.


A la conquête du ciel :

Les insectes furent les premiers à quitter le sol en s'envolant (il y a 300 millions d'années), suivis par des reptiles volants actuellement disparus, comme le ptéranodon.

Ce furent enfin les oiseaux (depuis 180 millions d'années).


Echelle du temps

Oiseaux

I

Amphibiens Mammifères

Premiers Araignées Insectes Hommes

animaux Mille-pattes Reptiles

_I______________I_____________I________I________I___I________________

800 600 400 300 200 100

millions 180

d'années



Les déplacements des animaux dans l'eau (retour sommaire)


La nage (retour sommaire)


La nage des poissons :

Les poissons ne se déplacent pas véritablement avec leurs nageoires, contrairement à ce que ce mot laisserait croire.

Pour avancer, ils font onduler la moitié arrière de leur corps, la plus souple, et la nageoire de leur queue (appelée caudale) amplifie le mouvement.


Le rôle des autres nageoires :

Quand un poisson reste immobile, on peut observer que les nageoires de son corps bougent, car elles lui servent de stabilisateur.

Sans elles, le poisson serait incapable d'avancer en ligne droite, de s'arrêter, et, ne pouvant équilibrer son corps, il se retrouverait le ventre en l'air, comme cela lui arrive quand il meurt.


Certains poissons nagent différemment :

Chez les anguilles et tous les poissons longs, comme le hareng ou la morue, c'est la totalité du corps qui ondule horizontalement dans l'eau.

Chez les poissons plats, comme la limande ou la sole, l'ondulation est verticale.

La raie, profilée comme une aile volante, pratique une sorte de vol aquatique.

Le rouget grondin peut aussi utiliser les nageoires de sa poitrine (appelées pectorales) pour marcher sur le fond.


Profilés pour fendre l'eau :

Malgré la diversité de leurs formes, presque tous les poissons ont le corps profilé, ce qui leur permet de fendre l'eau facilement.

L'hippocampe n'a pas ce problème car il nage verticalement. Sa forme biscornue est exceptionnelle parmi les poissons.


La nage des grenouilles :

Avant de devenir grenouille, le jeune têtard nage et respire comme un poisson avec ses branchies.

Puis, ses pattes et ses poumons se développent, le têtard devient alors une grenouille adulte qui vit hors de l'eau, mais y retourne fréquemment. C'est pourquoi les scientifiques la classe, comme le crapaud, la salamandre et le triton, dans les amphibiens.

La grenouille nage en détendant ses pattes postérieures palmées, mouvement imité par les humains nageant la brasse.


De grands nageurs : les cétacés

La baleine et le dauphin ressemblent beaucoup à des poissons. Pourtant, ce sont des mammifères allaitant leurs petits et ne pouvant respirer qu'à la surface. Les scientifiques appellent les cétacés.

Ils ont pour ancêtres lointains des mammifères terrestres qui se sont réadaptés à la vie dans l'eau. Leurs pattes courtes, terminées par des doigts réunis dans une même peau, ressemblent beaucoup aux nageoires des poissons.

Les cétacés n'ont pas de membres postérieurs mais possèdent par contre une forte nageoire horizontale qui entoure l'os de leur queue et leur sert pour plonger ou remonter à la surface. Mais s'ils échouent sur une plage, ils ne peuvent retourner seuls dans l'eau profonde.


Des mammifères amphibies: les pinnipèdes

Il existe d'autres mammifères marins, comme le phoque, l'otarie et le morse. Les scientifiques les appellent pinnipèdes à cause de leurs quatre pattes en forme de nageoires.

Les pattes postérieures des phoques, serrées contre leur queue, ne peuvent leur servir que pour nager. Sur le sol, ils rampent difficilement, par bonds, en s'aidant de leurs pattes antérieures.

Les otaries, en revanche, peuvent utiliser leurs quatre pattes-nageoires aussi bien pour nager que pour marcher sur le sol. Cette aptitude permet de les présenter dans certains numéros de cirque.


Des mammifères des bords de l'eau:

Quelques mammifères vivent en permanence au bord de l'eau, comme le castor et la loutre. Ils ont des pattes palmées, c'est-à-dire qu'une peau est tendue entre les doigts de leurs pattes, ce qui leur permet de mieux nager.

Les hippopotames vivent près des rivières d'Afrique, car ils doivent se baigner souvent pour ne pas souffrir de la chaleur. Ils peuvent marcher sur le fond ou nager, à une allure surprenante, en agitant vivement leurs quatre membres.


Bons et mauvais nageurs:

De nombreux mammifères terrestres sont capables de nager par habitude (le rat), par goût (le chien) ou par nécessité de fuite (le cerf). En revanche, d'autres, comme le lapin, ne nage qu'avec répugnance. Le chimpanzé ne sait pas du tout nager.

De nombreux reptiles sont bons nageurs (crocodiles, tortues marines aux pattes en forme de rames, et beaucoup de serpents qui nagent en ondulant).


L'adaptation à la nage en surface:

Les scientifiques ont remarqué que les animaux les mieux adaptés à la nage en surface, notamment la grenouille, le crocodile, l'hippopotame, ont les narines et les yeux qui dépassent à peine de l'eau lorsqu'ils nagent, ce qui leur permet de respirer et de voir en permanence devant eux.

De ce point de vue, l'homme est désavantagé quand il nage, mais il a appris à vaincre ce handicap en coordonnant sa respiration avec les mouvements de ses bras.


Des oiseaux en milieu aquatique:

De nombreux oiseaux des bords de mer, de marais ou de rivière se nourrissent de plantes ou d'animaux vivant dans l'eau.

Certains, comme le héron ou la cigogne, possèdent de longues pattes et marchent dans l'eau peu profonde. On les appelle des échassiers.

Un grand nombre d'autres, comme le canard, le cygne ou la mouette, peuvent nager à la surface en ramant avec leurs pattes qui sont palmées, c'est-à-dire qu'une membrane relie trois doigts de chaque patte (les quatre doigts chez le cormoran). On les appelle pour cette raison des palmipèdes.

A la différence des palmes de plastique utilisées par les plongeurs humains, la patte palmée a l'avantage de se déplier comme un éventail lors du coup de rame vers l'arrière, puis de se replier pour ne pas opposer de résistance à l'eau en revenant vers l'avant.

Certains oiseaux aquatiques, comme le grèbe et la foulque, n'ont pas de palmes mais des festons de chair autour des doigts, jouant le même rôle dans la nage.


Des oiseaux plongeurs:

Les canards barboteurs et les cygnes peuvent fouiller dans la vase en plongeant la tête et en relevant l'arrière de leur corps, tandis que leurs pattes servent à les maintenir en équilibre dans cette position que les scientifiques appellent "en bonnet d'évêque".

Pour trouver leur nourriture, d'autres oiseaux, tels le cormoran, le pétrel plongeur ou la poule d'eau, peuvent plonger complètement sous l'eau.

Le pingouin et le manchot se servent même de leurs ailes pour nager en plongée.


Se déplacer dans l'eau sans nager  (retour sommaire)


D'autres animaux vivant dans l'eau utilisent des moyens de déplacement très variés.


La vibration des cils:

Parmi les plus anciens et les plus petits des êtres vivants, certains protozoaires (animaux composés d'une seule cellule) se déplacent en faisant vibrer rapidement les cils qui entourent leur corps microscopique.

Leur progression est efficace : de 4 à 5 m par heure, soit des dizaines de milliers de fois leur taille.


La propulsion à réaction:

De nombreux animaux marins invertébrés (méduses, seiches, calmars, pieuvres) se déplacent par réaction, comme quand nous lâchons un ballon gonflé, mais non fermé. En se contractant, ils expulsent brusquement l'eau contenue au centre de leur corps mou et ils reculent par secousses successives.

La coquille Saint-Jacques se déplace aussi par réaction, en refermant rapidement sa double coquille.

En donnant de rapides coups de queue, la langouste peut se déplacer à reculons.


La marche sur le fond:

Les oursins se déplacent sur le fond de la mer avec certains de leurs piquants et les étoiles de mer grâce aux nombreux pieds en ventouse de leurs bras.

Les crustacés lourds, comme le homard, marchent aussi sur le fond. A cause de la disposition de ses pattes, le crabe ne peut se déplacer que de côté.


A coups de rames:

La notonecte, insecte aquatique, posséde deux longues pattes arrière qu'elle utilise comme des rames en nageant sur le dos.

A la surface, un autre insecte, le gyrin, rame en faisant des tourniquets rapides.

Certains crabes, comme l'étrille, ont les pattes postérieures en forme de rames qui lui permettent de nager plus vite.


La navigation à voile:

Certaines petites méduses, les vélelles, laissent dépasser de la surface de la mer une crête sur laquelle pousse le vent. Cela peut les entraîner rapidement à des centaines de kilomètres.


Le patinage à la surface:

Certains insectes, comme le gerris et l'hydromètre, semblent glisser comme des patineurs à la surface de l'eau. En effet, les touffes de poils de l'extrémité de leurs pattes emmagasinent des "coussins d'air" qui les empêchent de s'enfoncer dans l'eau.


Le problème de la respiration dans l'eau (retour sommaire)


Certains animaux peuvent respirer sous l'eau:

Ils n'ont pas besoin de venir respirer à la surface. Ils absorbent l'oxygène dissous dans l'eau.

Pour faciliter cette absorption, les poissons et les crustacés possèdent des branchies dont les feuillets retiennent l'oxygène.

Le têtard possède des branchies qu'il perdra quand il deviendra grenouille avec des poumons.


D'autres ont besoin de remonter à la surface:

Les autres animaux doivent venir respirer à la surface. Tous ceux qui possèdent des poumons les emplissent d'air avant de replonger.

Les mammifères marins pratiquent surtout la nage en plongée, en bloquant leur respiration, parfois pendant très longtemps (plus d'une heure pour le cachalot).

Les insectes aquatiques ne possédant pas de poumons emmènent une réserve d'air sur l'abdomen ou sous leurs élytres. C'est le cas du dytique et l'hydrophile. Certains viennent respirer avec une sorte de tuba de plongeur, un siphon situé à la queue, comme la nèpe ou la larve de moustique.

Une araignée aquatique, l'argyronète, constitue une grosse bulle d'air sous la toile de soie qu'elle a tissée, afin de l'utiliser comme cloche de plongée quand elle chasse.


Les déplacements des animaux sur la terre (retour sommaire)


Comment se déplacer sans pattes (retour sommaire)


La façon de ramper du ver de terre:

Le lombric, appelé communément ver de terre, a le corps constitué d'anneaux pourvus de muscles qu'il peut allonger ou contracter de façon indépendante. Pour progresser, il allonge les premiers anneaux vers l'avant. Ses poils (appelés soies) tournés vers l'arrière, l'accrochent au sol, puis le lombric se raccourcit pour tirer vers l'avant le reste de son corps. Et il recommence.

L'ondulation du pied de l'escargot:

Si l'on pose un escargot sur une plaque transparente pour l'observer par-dessous, on aperçoit nettement l'ondulation par vagues de son unique pied. C'est ainsi qu'il avance.


Les fausses pattes de la plupart des chenilles:

Beaucoup de chenilles semblent posséder un grand nombre de pattes mais, à part celles de l'avant du corps, ce ne sont que des excroissances de chair. Ces fausses pattes se fixent au sol lorsque la chenille allonge ou contracte différentes parties de son corps, à la manière du ver de terre.


L'arpentage de la chenille du géomètre:

Cette chenille, n'ayant pas de fausses pattes, utilise une autre façon de se déplacer. Elle dresse et projette en avant une partie de son corps, puis rapproche l'arrière et recommence.

C'est ainsi que nous procédons pour évaluer une longueur avec notre main. Voilà pourquoi on a appelé cette chenille "arpenteuse", et "géomètre" le papillon qu'elle deviendra.

La sangsue progresse également en arpentant le fond de l'eau, en se reposant tantôt sur un bout de son corps, tantôt l'autre.


Comment rampent les serpents ?

Les serpents sont des reptiles sans pattes. C'est avec leurs nombreuses côtes qu'ils prennent appui sur le sol, à travers leur peau, quand ils rampent.

La plupart avancent le corps en ondulant : ils lancent la tête, tantôt vers la droite, tantôt vers la gauche, et le reste du corps suit le chemin tracé. C'est l'origine du verbe "serpenter". Les écailles de leur peau, tournées vers l'arrière, ne permettent que le glissement du corps vers l'avant.

Les serpents peuvent aussi dresser l'avant du corps en prenant appui sur la queue. Le cobra se redresse ainsi pour attaquer.


La marche des reptiles à quatre pattes:

On appelle aussi reptiles d'autres animaux à pattes très courtes, comme les lézards, les crocodiles, les tortues.

Ils marchent généralement en ne soulevant qu'une patte à la fois pour que le corps soit toujours soutenu par les trois autres et reste ainsi au-dessus du sol.

Cela n'empêche pas le crocodile d'avancer très rapidement. Le lézard est encore plus rapide (le margouillat, lézard africain, court à une vitesse surprenante).

En revanche, les tortues terrestres ont plus de difficulté pour mouvoir les pattes une à une.


Marcher sur deux pattes (retour sommaire)


On appelle bipède, celui qui se déplace sur deux pattes. Nous les humains marchons sur deux pieds, mais nous possédons en tout quatre membres, sans utiliser nos bras pour progresser, ce que font pourtant la plupart des singes.


Sautillement et marche des oiseaux:

Les oiseaux n'ont que deux pattes, les deux autres membres étant des ailes.

Certains, comme le moineau, ne peuvent que sautiller sur les deux pattes ensemble.

Beaucoup d'autres marchent, parfois assez vite, en avançant une patte après l'autre. C'est le cas du manchot et de la poule.

Le corbeau marche quand il n'est pas pressé, mais sautille pour se déplacer plus vite.


Le meilleur coureur chez les oiseaux:

Le champion des oiseaux coureurs est l'autruche, trop lourde pour voler. Ses pattes ne reposent que sur deux doigts, alors que les autres oiseaux en ont généralement quatre (trois vers l'avant, un vers l'arrière). Elle peut atteindre la vitesse de 50 km/h.


Marcher avec six pattes ou davantage (retour sommaire)


Les insectes possèdent six pattes:

Généralement, pour garder l'équilibre en marchant, ils ne lèvent jamais ensemble toutes les pattes du même côté, ni deux pattes de la même paire. Mais, à l'arrêt, une mouche peut fort bien se lisser les ailes avec les deux pattes de derrière, les quatre autres lui suffisant pour tenir en équilibre.


Les araignées possèdent huit pattes:

Elles se déplacent généralement très vite.


Les myriapodes sont appelés avec exagération "mille-pattes":

En effet, celles-ci sont trop nombreuses pour qu'on puisse les compter facilement. Leurs pattes se déplacent l'une après l'autre, formant comme une ondulation tout le long de leur corps.


Les quadrupèdes ne marchent pas tous sur la même partie de leurs pattes (retour sommaire)


Certains marchent sur la plante des pieds:

L'homme marche habituellement sur la totalité du pied : du talon jusqu'aux orteils. Les blaireaux, les ours et les singes marchent ainsi. On dit qu'ils sont plantigrades.


Certains marchent sur les doigts:

De nombreux animaux carnivores ou rongeurs se déplacent uniquement sur leurs dernières phalanges, garnies de pelotes rembourrées par-dessous et surmontées de griffes. On dit qu'ils sont digitigrades (digitus veut dire doigt en latin).

Parmi eux, seuls les félins, comme le chat, le lion, le tigre, peuvent rentrer leurs griffes en marchant, ce qui évite à celles-ci de s'user au contact du sol.


Certains marchent sur les ongles épaissis en sabots:

On appelle ongulés les animaux qui marchent toujours sur l'extrémité de leurs doigts, terminés par des ongles très épais, les sabots.

Certains, comme l'éléphant, marchent sur les cinq doigts de chaque patte. D'autres, comme l'hippopotame, le sanglier, le porc, ont quatre sabots par patte. Le rhinocéros repose sur trois seulement, les ruminants (bœuf, cerf, mouton, etc.) sur deux. Enfin le cheval, l'âne et le zèbre possèdent un seul sabot par patte.


Carnivores digitigrades contre herbivores ongulés:

Les animaux ongulés, herbivores, sont bien adaptés à la course. Ils peuvent courir vite et longtemps. Cela leur est très utile pour fuir leurs prédateurs, souvent des carnivores digitigrades.

Mais ceux-ci, en utilisant au mieux la souplesse de leur corps, parviennent généralement à rattraper les moins rapides de leurs proies (les jeunes, les faibles, les malades).


La démarche de la plupart des quadrupèdes:

En marche lente, la plupart des quadrupèdes (animaux à quatre pattes) avancent tour à tour une patte avant, puis la patte arrière opposée en diagonale. Par exemple, avant-droite, arrière-gauche, avant-gauche, arrière-droite, puis à nouveau avant-droite et ainsi de suite.

En marche rapide, les pattes opposées se lèvent presque ensemble : avant-droite et arrière-gauche, puis avant-gauche et arrière-droite, et ainsi de suite.


L'amble de certains quadrupèdes:

Pourtant, certains animaux lèvent ensemble les deux pattes droites, puis les deux pattes gauches. Cette démarche, appelée l'amble, est pratiquée par l'ours, le chameau et la girafe.

On peut dresser un cheval à marcher ainsi.


Comment a-t-on décomposé les mouvements rapides ?

Au milieu du XIXe siècle, les dessinateurs n'étaient pas d'accord sur la façon dont un cheval au galop lève et repose les pattes. Le photographe anglais Muybridge (1830-1904) eut l'idée de disposer une série d'appareils photographiques déclenchés un à un par des fils que le cheval brisait en courant. Il améliora ensuite sa technique et parvint à décomposer les mouvements de divers animaux et de l'homme.

Son contemporain, le savant français Marey (1830-1904) inventa un fusil photographique qui permettait de prendre plusieurs photos successives d'un oiseau en vol. Lui aussi s'intéressa à d'autres animaux et à l'homme.

Toutes ces recherches sont à l'origine de l'invention de la caméra de cinéma qui permet maintenant de filmer en accéléré ou au ralenti et de mieux observer et comprendre tous les mouvements.


Les différentes allures du cheval:

Dans la marche, l'animal repose au sol à tout moment sur au moins une patte. Dans la course, l'animal reste un moment en l'air sans aucun appui.

Chez le cheval, on distingue la course au trot où l'animal lève et repose les pattes opposées (avant-droit et arrière-gauche, puis avant-gauche et arrière-droit) en deux temps que l'on entend distinctement.

Dans le galop, les pattes se lèvent et reposent au sol dans un ordre variable, selon un rythme à trois ou quatre temps.


Des animaux sauteurs:

Certains animaux ne se déplacent que par sauts successifs. Le lapin et le lièvre sautent en détendant les pattes postérieures et se reçoivent sur les pattes antérieures, moins développées.

Pour se déplacer rapidement, le kangourou ne se sert que de ses pattes postérieures, utilisant sa queue pour équilibrer le saut et parfois amortir la retombée au sol.

D'autres animaux se déplacent uniquement par sauts : la grenouille, la puce, la sauterelle. Tous ces animaux sauteurs ont habituellement les pattes postérieures repliées sous les cuisses et c'est la détente brusque des muscles qui produit le saut.


La progression par bonds:

Pour courir plus vite, de nombreux animaux progressent par bonds successifs. On l'observe quand une antilope est poursuivie par un guépard.

La plupart des carnivores sont capables de bondir pour attraper une proie ou franchir un obstacle.


Grimper ou s'enfouir sous terre (retour sommaire)

Savoir grimper:

Tous les animaux ne sont pas capables de grimper. Ceux qui possèdent de longs doigts sont avantagés.

Certains, comme le tarsier, enserrent des quatre membres les branches auxquelles ils grimpent.

Fourmiliers et pangolins grimpent aux arbres avec les quatre membres et la queue.

Les singes se balancent d'une branche à l'autre, les saisissant grâce à leurs mains dotées d'un pouce. On appelle brachiation, cette progression de branche en branche. Le singe araignée, ou atèle, ne possède pas de pouce, mais compense cette difficulté à bien saisir les branches en utilisant aussi sa queue.


S'aider des griffes pour grimper:

Les animaux à doigts courts ne peuvent grimper qu'à l'aide des griffes. Les félins sont généralement de bons grimpeurs grâce à leurs griffes bien acérées. Le paresseux et l'ours également.

De nombreux grimpeurs sautent de branche en branche, comme les écureuils.


D'autres techniques pour grimper:

La mouche peut se fixer, même sur une vitre, grâce aux ventouses qui complètent les griffes de ses pattes.

Le gecko, petit lézard méditerranéen, peut grimper aux murs et même au plafond, grâce à ses doigts aplatis comme des ventouses.

Il n'est pas nécessaire d'avoir des pattes pour être bon grimpeur. Beaucoup de grands serpents, comme le boa ou le python, savent grimper aux arbres en s'enroulant autour du tronc et des branches.

Certains animaux se déplacent facilement sous terre:

Le lombric avale la terre qui se trouve devant lui et la rejette par l'anus, après l'avoir digérée. Certaines larves d'insectes procèdent de la même façon, y compris à travers le bois, ne laissant sur leur passage qu'une fine sciure.

D'autres animaux creusent des terriers en rejetant, avec les pattes postérieures, la terre grattée avec leurs pattes antérieures. La taupe est la mieux équipée pour travailler en force avec ses pattes antérieures développées comme des pelles.

Le campagnol et la gerboise creusent en faisant vibrer leurs griffes. Le spalax, ou rat-taupe, a la particularité de pouvoir creuser avec les dents sans avaler de terre.

Certains animaux du désert savent s'enfouir et progresser rapidement dans le sable.


Les déplacements des animaux dans l'air (retour sommaire)


Comment voler sans ailes (retour sommaire)


Des vols planés hors de l'eau:

De nombreux poissons et certains mammifères marins, comme les dauphins, sont capables de bondir hors de l'eau sans que l'on songe à dire qu'ils volent.

En revanche, les exocets, souvent appelés "poissons volants", peuvent effectuer des vols planés de plus de 50 mètres, prolongés parfois par une série de ricochets sur les vagues. Par un coup de leur nageoire caudale, ils bondissent hors de l'eau à grande vitesse et utilisent ensuite leurs nageoires pectorales pour planer.


L'envol en cerf-volant:

Avec un cerf-volant de grande dimension, il serait possible de s'élever dans les airs. C'est ce que savent faire les jeunes araignées, plus légères que les adultes. Grimpée en haut d'une plante, la petite araignée laisse flotter au vent le long fil de soie qu'elle sécrète avec des glandes de son corps, les filières. Lorsque le fil est suffisamment long, le vent l'emporte en entraînant l'araignée qui peut ainsi s'élever jusqu'à 1500m d'altitude et franchir de longues distances.


Le saut en parachute:

On appelle "écureuil volant" ou "lézard volant" des animaux qui seraient incapables de s'envoler. Pourtant, une peau qui réunit les pattes avant et arrière leur permet, à la manière d'un parachute, de se laisser planer pour rejoindre un arbre voisin.


Le vol des chauves-souris (retour sommaire)


La chauve-souris est le seul mammifère qui vole vraiment. Les doigts de ses mains (sauf le pouce) sont très allongés et reliés entre eux, comme au reste du corps, par une membrane. En rapprochant ses pattes comme si elle battait des mains, la chauve-souris provoque un déplacement d'air qui lui permet de voler, comme un oiseau.

Ce vol est efficace : en général 20 km par heure et même jusqu'à 50.

De plus, la chauve-souris possède un système de repérage (comparable au sonar ou au radar) lui permettant d'éviter les obstacles dans l'obscurité. Elle émet de petits cris très aigus qui, après avoir heurté les obstacles, reviennent en écho dans ses grandes oreilles. Cela lui permet d'apprécier à chaque instant la distance et la position de tout ce qui l'entoure, y compris les insectes qu'elle chasse.


Le vol des insectes (retour sommaire)


Rares sont les insectes qui, comme la puce et le pou, ne volent pas.

La plupart possèdent quatre ailes, par exemple les papillons et les libellules.

Chez les coléoptères, comme la coccinelle ou le hanneton, les deux ailes permettant de voler sont cachées au repos par des élytres, sortes d'ailes épaisses qui ne servent que de protection.

La mouche et le moustique semblent n'avoir que deux ailes parce que les deux autres, minuscules, servent seulement de balancier pour équilibrer le vol.


Vitesse et endurance des insectes:

La taille des ailes et la rapidité de leurs battements rendent le vol très différent. Avec 9 battements d'ailes par seconde, la piéride du chou (papillon) a un vol plus flottant que l'abeille (200 battements) et moins rapide que le moucheron (1000 battements).

La libellule dont les ailes sont à la fois grandes et très légères, vole plus vite que la plupart des oiseaux. Le sphinx (papillon de nuit) et le taon (grosse mouche) sont également des insectes très rapides.

Les coléoptères parviennent à voler, malgré le poids de leur carapace et la petite taille de leurs deux ailes, parce qu'ils les agitent en décrivant un 8. Leur vol ressemble plus à celui d'un hélicoptère qu'à celui des autres insectes.

L'endurance en vol des criquets et de certains papillons leur permet de franchir des centaines de kilomètres.


Les mieux adaptés au vol : les oiseaux (retour sommaire)


Les ancêtres des oiseaux étaient des reptiles volants, actuellement disparus. On a retrouvé l'empreinte fossile d'un archéoptéryx qui vivait il y a 150 millions d'années. Malgré sa mâchoire de lézard, il avait des plumes, c'était donc déjà un oiseau.

Certains oiseaux ne volent pas (comme l'autruche, le kiwi) ou très mal (comme la poule), mais la plupart des autres sont, parmi tous les vertébrés (animaux à squelette), les mieux adaptés au vol.


Un profil aérodynamique:

Cela ne frappe pas toujours lorsque l'oiseau est posé, mais dès qu'il s'envole, on voit que son corps profilé lui permet de mieux fendre l'air.

Selon les espèces, il existe une grande diversité de formes plus ou moins aérodynamiques. Les oiseaux de mer, affrontés particulièrement au vent, sont les mieux profilés.


Une carcasse ultra-légère:

La carcasse des oiseaux forme un bloc solide mais léger.

Les os des membres sont creux, donc plus légers, sans que cela nuise à leur solidité.


Des ailes à géométrie variable:

Ce n'est pas seulement en battant des ailes que l'oiseau vole, mais en les tordant souplement pour produire le maximum de poussée tout en offrant le minimum de résistance au vent, ce qui dépense beaucoup moins d'énergie. Si l'on compare l'oiseau à l'avion, ses ailes lui servent en même temps d'hélice pour avancer.

La partie la plus musclée des oiseaux est leur poitrine. Des muscles puissants, reliés aux ailes, donnent une grande force aux battements.


Des plumes laissant filtrer l'air:

Contrairement à l'aile de la chauve-souris dont la membrane est d'une seule pièce, l'aile d'oiseau est garnie de plumes indépendantes qui se courbent selon les mouvements et peuvent laisser filtrer des filets d'air, réduisant les tourbillons provoqués par le déplacement.


Une queue à plusieurs usages:

Les pennes, grandes plumes de la queue, servent de stabilisateur en vol, comme pour un cerf-volant. Elles servent aussi de gouvernail de direction.

En se déployant à l'atterrissage, elles jouent aussi le rôle d'aérofrein. Certains oiseaux aquatiques, comme le canard, utilisent en plus les palmes de leurs pattes, déployées vers l'avant, pour augmenter le freinage.


Les différentes façons de voler des oiseaux (retour sommaire)


Le vol ramé ou vol battu:

Tous les oiseaux le pratiquent en battant des ailes. Par la puissance des muscles pectoraux, l'abaissement des ailes provoque un déplacement d'air qui fait progresser le corps de l'oiseau.

Les gros oiseaux ont une cadence de battements plus lente que les petits. Le pélican fait un peu plus d'un battement d'ailes par seconde, le pigeon 6 à 8 battements, le double pour la mésange.


Le vol plané:

L'oiseau qui a pris sa vitesse peut garder les ailes étendues et se laisser descendre lentement en planant. Tous les oiseaux ne planent pas. Par contre, la cigogne et les oiseaux de mer le font souvent.

Certains oiseaux, comme l'albatros et les rapaces diurnes (aigle, faucon, etc.) savent même rechercher les courants d'air chaud qui s'élèvent et ils se laissent aspirer en altitude, comme le font les planeurs de vol à voile.


La chute en piqué:

Elle est surtout pratiquée par les rapaces, comme l'aigle, le faucon ou l'épervier.

Tout en planant, l'oiseau a repéré une proie et soudain il se laisse tomber, les ailes repliées de façon à ne pas ralentir sa chute. Au moment d'atteindre sa victime, il tend les pattes et freine avec ses ailes.


Le vol bourdonnant du colibri:

Le colibri est si petit qu'on l'appelle aussi oiseau-mouche. Il possède des ailes minuscules qu'il fait vibrer si vite (70 battements par seconde) que son vol ressemble à celui d'un insecte.

Il peut voler en tous sens, même en reculant, et peut s'immobiliser en l'air comme un hélicoptère. Cela lui permet de lécher le nectar des fleurs, sans s'y poser comme les insectes butineurs, car il est trop lourd.


Le décollage difficile des gros oiseaux:

A cause de leur poids, certains gros oiseaux ne peuvent décoller qu'en s'élançant à la course.

Certains qui vivent au bord des étangs, comme le cygne ou la poule d'eau, courent même à la surface de l'eau pour décoller.


Le décollage perché du martinet:

Il arrive que l'on trouve au sol un oiseau noir, ressemblant à une grosse hirondelle, incapable de s'envoler. C'est un martinet. Il n'est pas forcément blessé, mais ses pattes, trop courtes pour la longueur de ses ailes, ne lui permettent pas un décollage à partir du sol. C'est pourquoi il évite d'atterrir. D'ailleurs, il ne se pose, toujours en hauteur, que pour se reproduire. Il peut s'accoupler et même dormir en vol.

Si accidentellement il a dû atterrir et ne peut plus décoller, il suffit pour le tirer d'affaire de le lancer en l'air. A moins qu'il ne soit blessé, il prendra aussitôt son envol, sans prendre le temps de remercier son sauveteur.


Pouvoir se percher:

Beaucoup d'oiseaux peuvent se percher sur les branches et parfois sur un fil. Seuls peuvent le faire ceux dont un doigt s'oppose aux autres, comme le pouce de notre main. Leurs doigts se serrent automatiquement autour du support sous l'effet du poids de l'oiseau.

Les rapaces possèdent des serres qui leur permettent aussi de saisir une proie et de la soulever.


Les longs voyages des animaux (retour sommaire)


Les migrations annuelles:

Chaque année, de nombreuses espèces d'oiseaux, comme l'hirondelle, le martinet, le rossignol, le coucou ou la cigogne, quittent en automne nos régions pour trouver en Afrique de meilleures conditions de vie et surtout de nourriture. Ces oiseaux reviendront au printemps suivant pour se reproduire.

Les canards et les oies sauvages du nord de l'Europe viennent passer l'hiver dans les pays plus tempérés. Elles volent en groupe formant un V, l'animal de tête faisant bénéficier les suivants du tourbillon d'air de son vol qui aspire les autres. Quand il est fatigué, un autre oiseau le relaie en tête.

Les baleines quittent les mers glaciales et parcourent des milliers de kilomètres pour que leurs petits naissent dans des eaux plus chaudes. Selon les périodes, des bancs de poissons se déplacent des aires de croissance vers les aires de ponte dont les eaux sont plus ou moins salées.


Une migration pour la vie:

Pour certaines espèces, chaque individu parcourt l'aller au début de sa vie et le retour à son lieu d'origine pour se reproduire avant de mourir.

Les jeunes anguilles, appelées civelles, naissent dans la Mer des Sargasses, assez proche de l'Amérique, puis traversent l'Atlantique et viennent grandir et vivre dans les rivières et les étangs d'Europe. A la fin de leur vie, elles retournent sur le lieu de leur naissance pour s'y reproduire et elles y meurent ensuite.

Les saumons font le contraire. Ils naissent près des sources de certaines rivières, puis descendent vers la mer où ils passeront presque toute leur vie. Enfin, ils retrouveront et remonteront leur rivière d'origine pour s'y reproduire, puis y mourir.

Pour se reproduire, les papillons Monarques quittent l'Alaska pour le Mexique.


La dissémination des espèces:

Lorsqu'une espèce animale est abondante dans une région, elle a tendance à s'étendre vers des régions voisines pour se nourrir plus facilement. Certaines espèces se déplacent en grandes masses, comme les criquets en Afrique ou les fourmis légionnaires.

D'autres espèces envahissent progressivement les territoires voisins. La mer n'est pas un obstacle pour ceux qui nagent ou volent, ni pour ceux qui se laissent porter sur des arbres déracinés flottant à la dérive. Parfois, ils sont passagers (clandestins ou non) sur les bateaux des hommes.

C'est ainsi que certaines espèces exercent des dommages loin de leur pays d'origine, comme le poisson-chat, le rat musqué venus d'Amérique en Europe. Le lapin fut introduit en Australie où, faute de prédateurs, il est devenu une calamité à cause de sa reproduction abondante.

De façon plus positive, les îles surgies un jour de l'océan, du fait de l'éruption d'un volcan, finissent toujours par se peupler de végétaux, puis d'animaux. Chez nous, un grand trou rempli d'eau ne tarde pas à se peupler de petites bêtes aquatiques avec, hélas aussi, des larves de moustiques.


Comment peut-on étudier les déplacements des animaux ?

On a eu l'idée de capturer des animaux pour leur appliquer un marquage indolore qui ne les gêne pas.

Par exemple, avec des filets, on capture des oiseaux, on leur met à la patte une bague portant le nom de l'organisme scientifique et un numéro, puis on les libère. On bague aussi les chauves-souris, on fixe des clips à l'oreille des mammifères, des plaquettes sur les nageoires des poissons, on enfonce un tube dans la graisse des baleines. Parfois on teint une partie du pelage ou du plumage, pour suivre un animal précis avec des jumelles. Il arrive même qu'on lui attache un petit émetteur radio qui permettra de connaître tous ses déplacements.

Celui qui a marqué l'animal note sur une fiche en face du numéro de la bague ou du clip, la date, le lieu de marquage et le nom d'espèce. Si cet animal est repris plus tard ou trouvé mort par d'autres observateurs, ceux-ci renvoient la bague ou le clip à l'établissement scientifique (pour la France : Muséum National d'Histoire Naturelle 75005 Paris) en indiquant le lieu et la date de découverte.


Un réseau international d'observation et de protection:

Comme les animaux ne respectent pas les frontières, le système d'échange de renseignements est international. C'est ainsi qu'on a pu déterminer avec certitude les migrations lointaines de certains animaux à l'aide de balises Argos repérées par satellite.

Certains chasseurs se considèrent comme propriétaires des animaux passant à la portée de leurs armes. En réalité, ceux-ci appartiennent au patrimoine de toute la planète et doivent être protégés si leur espèce est menacée de disparaître.


Comment les animaux en déplacement peuvent-ils se repérer ? (retour sommaire)


Chaque jour des milliards d'animaux se déplacent, puis retrouvent leur lieu de départ sans se perdre. Fait plus surprenant, car nous en serions incapables, on cite le cas de chiens retrouvant leur maison après avoir été perdus ou abandonnés à des dizaines de kilomètres.

Chaque année, des oiseaux migrateurs reviennent dans leur région de naissance, après un voyage de plusieurs milliers de kilomètres. De même, certains poissons comme le saumon ou l'anguille.

Comment font-ils pour se repérer? Bien qu'on soit loin de connaître tous les secrets du monde animal, voici quelques réponses.


Le pilotage par la vue et l'odorat:

Comme nous, les animaux peuvent se repérer visuellement et reconnaître leur environnement familier. Ils utilisent souvent les mêmes pistes, les mêmes coulées entre les plantes.

Pourtant, la plupart des mammifères utilisent avant tout leur odorat pour retrouver une piste. On sait comment les chiens flairent le sol tout en marchant. D'autres animaux se repèrent aussi à l'odorat, en relevant parfois la tête pour humer les odeurs portées par le vent.


L'odeur de l'eau:

Des expériences réalisées avec des saumons montrent que, rencontrant beaucoup de petites rivières, ils reconnaissent à l'odeur, sans se tromper, l'eau de celle où s'est passée leur naissance. Mais, bien sûr, la pollution peut bouleverser cette mémoire.


Le repérage par les astres et l'horloge interne:

On a découvert que les abeilles se repèrent d'après la position du soleil pour retrouver leur ruche et pour indiquer à leurs compagnes l'emplacement des champs fleuris qu'elles ont découverts.

Les oiseaux, dans leur migration de nuit, se repèrent probablement d'après les astres, car ils voyagent plus vite quand il n'y a pas de nuages. L'animal compare le temps écoulé dans son cerveau à celui indiqué par le déplacement des astres dans le ciel. Cela lui permet de rectifier l'orientation de son vol.


Une boussole dans le cerveau?

Les pigeons voyageurs retrouvent en ligne droite leur colombier, même si, dans la cage qui les transportait, ils n'ont pu voir la route parcourue à l'aller. Cela pose une énigme aux chercheurs. Certains estiment les pigeons particulièrement sensibles au magnétisme du globe terrestre (qui oriente l'aiguille aimantée de la boussole). Ils auraient une sorte de boussole intérieure qui leur permettrait de s'orienter vers leur point de départ.


L'utilisation par l'homme des déplacements des animaux (retour sommaire)


La force de travail des animaux:

Dès la plus lointaine antiquité, les hommes ont compris qu'ils pouvaient se faire aider par des animaux suffisamment forts et dociles. Ils les ont domestiqués, soit pour monter sur leur dos, soit pour leur faire transporter des charges, soit pour les atteler à des chariots, des charrues, leur faire actionner des mécaniques. On a utilisé ainsi les bovins, les ânes, les chevaux, de même que les chameaux en Afrique et les éléphants d'Asie.

Malgré leur taille plus réduite, on a aussi utilisé des chiens, attelés à de petites charrettes et, encore de nos jours, à des traîneaux sur la neige.


Courses et spectacles d'animaux:

Les chevaux, montés par des cavaliers ou attelés, sont les principaux animaux de courses. Mais on organise aussi des courses de lévriers, d'autruches et, pour s'amuser, d'oies, de grenouilles, de tortues, d'escargots, etc.

Dans les cirques, on montre les animaux les plus divers, dressés pour se déplacer selon les ordres du dresseur. Ils sautent sur des tabourets, franchissent des obstacles, des cerceaux, marchent en équilibre. On ne saurait énumérer toutes les espèces utilisées : de la puce à l'éléphant, du tigre à la tourterelle, de l'ours à l'otarie ou au dauphin.


Le pigeon porteur de messages:

Le pigeon voyageur a été utilisé pour son comportement caractéristique : il va rejoindre rapidement sa femelle quand on l'a séparé d'elle, même à des centaines de kilomètres.

Si l'on a emporté des pigeons voyageurs dans des cages, il suffit de glisser un message dans un petit tube fixé à une plume de la queue d'un des oiseaux et de le relâcher, il repartira sans tarder à son pigeonnier d'origine. A son arrivée, on sort le message du tube. Ce messager aérien fut employé depuis les croisades jusqu'aux guerres mondiales.

Actuellement, on organise encore des concours de pigeons. On en emmène un certain nombre provenant de la même ville et on les lâche tous ensemble d'une autre ville lointaine, après leur avoir placé à la patte une bague de concours. Quand chaque pigeon rentre chez lui, son maître enlève la bague et l'enferme dans une boîte-horloge qui indique l'heure d'arrivée. Le pigeon revenu le premier gagne le concours.


A la découverte des traces d'animaux (retour sommaire)


Il est impossible de décrire les traces de tous les animaux. On peut pourtant découvrir et observer les empreintes où elles sont les plus visibles : sur le sol humide, le sable mouillé, sur une mince couche de neige.


Les empreintes des animaux familiers:

Même en ville, on peut reconnaître les traces du chien (pelotes du dessous de la patte avec la marque des quatre griffes), du chat (les griffes rentrées ne laissent pas de marque devant les pelotes), du moineau (en étoile, trois branches devant, une derrière), du pigeon (étoile plus grosse) et peut-être d'un cheval (marque du fer).

A la campagne, on découvrira celles de la vache ou du boeuf (double sabot), de la poule (étoile épaisse), du canard (trace des palmes), du lapin (traces presque rondes pour les pattes avant et plus allongées pour l'arrière).


Devant des traces inconnues:

Les pattes de gauche et celles de droite tracent deux pistes parallèles. La distance qui les sépare indique la largeur du corps de l'animal. Quand l'animal saute ou sautille, les pattes de gauche et de droite sont presque côte à côte. S'il marche, elles sont alternées. Plus espacées, s'il court.

Pour suivre les autres animaux à la piste, il faut connaître toutes leurs empreintes, mais observer aussi leurs crottes, les plantes qu'ils ont grignotées, les restes de proies, les pelotes recrachées par les rapaces, etc.

Pour mouler des empreintes:

Les empreintes dans la boue séchée peuvent être moulées avec du plâtre fluide. On a disposé auparavant, autour de l'empreinte, un cylindre de carton pour délimiter le moule. Quand le plâtre est bien sec, on le détache avec soin. On dispose alors d'une empreinte en relief qui permettra de refaire des empreintes en creux dans de l'argile ou de la pâte à modeler.


Des empreintes d'animaux disparus:

Les paléontologues, scientifiques qui étudient les animaux ayant vécu depuis des millions d'années, ont retrouvé parfois des empreintes totalement inconnues. En cherchant dans le secteur, ils ont aussi dégagé des os fossilisés qui permettent de reconstituer ces animaux préhistoriques, tels les dinosaures, disparus de notre planète avant l'apparition des hommes.


Les performances des animaux (retour sommaire)


Sauf à l'occasion de courses organisées par les hommes, il n'existe pas de championnat de vitesse chez les animaux, mais on sait chronométrer et mesurer leurs déplacements. Il est donc intéressant de comparer leurs performances pour savoir quelles proies ont des chances d'échapper à leurs prédateurs.

Les choses ne sont pourtant aussi simples que pourraient le laisser croire les chiffres. D'abord, l'endurance, c'est à dire la distance qu'un animal est capable de parcourir sans s'arrêter, a autant d'importance que sa vitesse de pointe. Par exemple, le guépard, très rapide, se fatigue vite.

D'autre part, les vitesses mesurées ne concernent pas toutes les variétés du même animal, ni les individus très jeunes, malades ou vieux qui sont les proies favorites des prédateurs. Enfin, la ruse et le camouflage permettent de brouiller les résultats des poursuites: le moins rapide peut parfois échapper au champion de vitesse.


Course sur terre:

Vitesse en kilomètres par heure

(M = moyenne; P = pointe de vitesse)


Guépard P. 115, M. 90

Chevreuil P. 98 sur 180 m

Antilope P. 95

Lion 80

Gazelle 80

Cerf 78

Lièvre 70

Cheval P. 69, M. 48 sur 69 km

Lévrier afghan P. 69

Hyène 65

Zèbre 65

Coyote 65

Buffle 55

Chacal 55

Girafe 50

Autruche 50

Daim 48

Kangourou 48

Rhinocéros 45

Loup 45

Eléphant 40

Lapin 40

Athlète humain37

Lézard 32

Chien 32

Mouton 24

Cochon 17

Chameau 14

Poulet 14

Crocodile 13

Crabe 12

Mamba (serpent)11

Tortue 0,370

Boa 0,360

Paresseux 0,100

Escargot 0,050

Vitesse dans l'eau:


Voilier (poisson) 110

Espadon P.90, M.60

Requin bleu 70

Thon 70

Merlan 70

Dauphin P.65, M.30

Baleine 48

Saumon 40

Otarie 40

Manchot 40

Truite 37

Tortue luth 35

Brochet 33

Cachalot 32

Crocodile 20

Phoque 14

Carpe 12

Anguille 12

Homme 6,5

Pieuvre 6

Vitesse en l'air:


Descente en piqué

Faucon pèlerin 360

Aigle royal 300


En vol

Frégate 200

Martinet 200

Aigle 160

Vautour 150

Oie sauvage 140

Canard P.120, M.85

Epervier P.110, M.80

Poisson volant 90 sur 300m

Perdrix 84

Pigeon P.90, M.45 sur 800km

Libellule 75

Hirondelle 60

Sphinx (papillon)50

Pélican 48

Faucon 40

Mouette 40

Chauve-souris P.40, M.20

Corbeau 38

Moucheron 35

Chardonneret 30


Saut:


Saut en longueur en mètres

Panthère 15

Kangourou 12

Antilope 12

Chien 9

Singe 8

Ecureuil 5

Sauterelle 3

Grenouille 2

Puce 0,33


Saut en hauteur en mètres

Dauphin 7

Raie manta 5

Kangourou 4

Chien 3,50

Cheval 2,50

N'abusons pas des comparaisons:

Si l'on compare la performance de l'animal à sa grandeur, on peut dire que la sauterelle saute plus de 30 fois sa taille, la puce plus de 300 fois.

Mais il serait faux de croire qu'une puce aussi grande qu'un homme pourrait faire un saut de 500 m, car son poids aurait augmenté beaucoup plus que la force de ses muscles.


Jeu-questionnaire (retour sommaire)


Connaissez-vous bien les déplacements des animaux?

Noter les bonnes réponses. Par exemple: 10: a, d, f. Les réponses exactes sont mentionnées à la fin.

- 1 Quels animaux peuvent respirer en permanence au fond de l'eau ?

O a) le phoque?

O b) la moule?

O c) le crabe?

O d) le crocodile?

O e) la sardine?

O f) le dauphin?

- 2 Qui peut se déplacer vite à reculons dans l'eau?

O a) la langouste?

O b) la baleine ?

O c) le maquereau ?

O d) la pieuvre,

O e) la coquille St-Jacques?

O f) l'hippopotame?


- 3 Qui marche sur six pattes?

O a) la mouche?

O b) l'araignée?

O c) la chenille?

O d) la coccinelle?

O e) l'escargot?

O f) le papillon ?


- 4 Qui possède des sabots?

O a) le cerf?

O b) le loup?

O c) le taureau ?

O d) le sanglier?

O e) l'ours?

O f) le rhinocéros?


- 5 Qui possède quatre ailes?

O a) la chauve-souris

O b) la sauterelle

O c) l'exocet

O d) la libellule

O e) le colibri

O f) le papillon


- 6 Qui peut planer en l'air?

O a) la cigogne

O b) l'autruche

O c) l'aigle

O d) l'épervier

O e) la poule

O f) la mouette


- 7 Qui entreprend chaque année un long voyage?

O a) le moustique

O b) l'hirondelle

O c) le canard sauvage

O d) le coucou

O e) la cigogne

O f) le corbeau

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Voici les réponses exactes:

1: b, c, e – 2: a, d, e – 3: a, d, f – 4: a, c, d, f – 5: b, d, f – 6: a, c, d, f – 7: b, c, e


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