Comment se nourrissent les animaux

Sommaire:

La nécessité de se nourrir

Les mêmes éléments nutritifs existent sous des formes diverses

Les moyens d'avaler la nourriture


Ceux qui se nourrissent de végétaux

Herbivores aquatiques ou souterrains

Invertébrés et oiseaux végétariens

Des mammifères herbivores


Ceux qui se nourrissent d'insectes

Des insectes mangeurs d'insectes

D'autres chasseurs d'insectes

Des oiseaux insectivores

Des mammifères insectivores


Ceux qui se nourrisent de chair animale

Suceurs de sang et mangeurs de cadavres

Carnivores du fond de l'eau

D'autres méthodes de chasse sous-marine

Des oiseaux pêcheurs

Des mammifères pêcheurs

Reptiles et oiseaux carnivores

Méthodes de chasse des mammifères carnivores


L'assimilation de la nourriture

L'homme, les animaux et la nourriture

Les chaînes alimentaires

L'équilibre écologique

Récapitulation

Lexique

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La nécessité de se nourrir (retour sommaire)


Tout végétal, tout animal est formé de milliers de minuscules cellules, composées de matière organique qui n'existe que chez les êtres vivants. La croissance n'est possible que par l'augmentation du nombre des cellules qui, ensuite, vieillissent et doivent être remplacées.

Le fonctionnement des cellules et leur multiplication nécessitent fréquemment un apport extérieur d'énergie. C'est le rôle de la nourriture.


Seuls les végétaux fabriquent de la matière organique:

Grâce à la lumière du soleil, les végétaux peuvent fabriquer de la matière organique à partir de substances non organiques, puisées dans le sol (eau, sels minéraux) et dans l'atmosphère (gaz carbonique). C'est ce qu'on appelle la photosynthèse.


Les animaux doivent la consommer toute prête:

Comme les animaux sont incapables de fabriquer la matière organique indispensable à leurs cellules, ils doivent l'absorber déjà formée dans d'autres cellules vivantes et, pour cela, manger soit des végétaux, soit d'autres animaux.


La diversité des nourritures:

Beaucoup d'animaux mangent des végétaux (feuilles, racines, fruits ou graines), on les appelle herbivores. D'autres se nourrissent surtout d'insectes, on les appelle insectivores. Enfin, certains mangent la chair d'autres animaux, on les appelle carnivores.


Les animaux ont un régime alimentaire plus ou moins strict:

Certains se limitent à une seule variété de plante, comme la chenille de la piéride du chou. Le koala ne se nourrit que de feuilles d'eucalyptus, le panda surtout de pousses de bambou. Si leur nourriture devient rare dans leur environnement, ces espèces sont menacées de disparition.

Au contraire, les goélands, mangeurs de poissons, ne dédaignent pas de fouiller les dépôts d'ordures, ce qui leur permet de vivre également assez loin des côtes.


Les mêmes éléments nutritifs existent sous des formes différentes (retour sommaire)


Certains animaux relativement semblables se nourrissent différemment, par exemple chez les oiseaux : de graines (le chardonneret), de fruits (la grive), d'insectes (l'hirondelle), de poissons (le martin-pêcheur) ou de mammifères (le faucon). Chacun trouve donc dans une nourriture différente ce qui lui est indispensable pour vivre.


Des éléments nutritifs largement répandus:

En fait, les cellules formant le corps de tous les animaux contiennent les mêmes éléments dont seule la proportion varie d'un organe à l'autre (muscle, sang, os, etc.) et selon les espèces. Tous les animaux, quel que soit leur régime alimentaire, ont besoin de trouver dans leur nourriture les éléments nutritifs, appelés nutriments, indispensables pour la vie de leurs cellules:

- des glucides d'assimilation rapide (sucres) ou lente (farines), qu'on peut trouver aussi bien dans la sève ou la cellulose des plantes, les fruits, les graines, la carapace des crustacés ou des insectes, le sang des vertébrés, le lait des mammifères femelles;

- des lipides (graisses) existant dans certaines graines (noix, tournesol), dans la chair animale (grâce à leur foie, beaucoup d'animaux peuvent aussi transformer en graisse les sucres en excédent);

- des protéines présentes dans de nombreuses graines de céréales (blé, riz, maïs), de légumineuses (pois, haricots) et dans la chair des animaux, leurs oeufs ou leur lait;

- des vitamines et des sels minéraux, dissous dans l'eau et présents dans les cellules des végétaux et des animaux;

- de l'eau indispensable à la circulation des nutriments dans les cellules et que l'on absorbe en buvant ou en mangeant les plantes ou les animaux qui contiennent aussi de l'eau.


Le régime alimentaire de chaque espèce animale dépend de plusieurs conditions :

o Les ressources de son environnement : Par exemple, un animal qui se nourrit uniquement de bois ne peut survivre que s'il trouve des arbres à proximité.

o La possibilité de saisir et d'absorber la nourriture : Cet animal doit être capable de ronger le bois et de l'avaler.

o La possibilité de digérer et d'assimiler cette nourriture : Son tube digestif doit pouvoir dissoudre la sciure de bois et transformer en glucides (sucres) la cellulose qu'elle contient.



Les moyens d'avaler la nourriture (retour sommaire)


Le régime alimentaire d'un animal est lié à ses possibilités de saisir et d'avaler sa nourriture. Les scientifiques classent d'ailleurs les animaux d'après l'équipement de leur bouche ou de leur mâchoire.


Parmi les insectes, on distingue :

- les broyeurs (comme le criquet) qui peuvent déchiqueter avec leurs mandibules,

- les suceurs (comme le papillon) qui ne peuvent qu'aspirer des liquides fluides avec leur trompe molle,

- les lécheurs (comme l'abeille) qui peuvent avaler des liquides plus épais,

- les piqueurs (comme la cigale ou la puce) dont la trompe dure peut traverser l'écorce des plantes ou la peau.


Chez les oiseaux, la forme du bec indique le type d'alimentation :

- le bec court et robuste des granivores (mangeurs de graines) ,

- le bec petit et pointu des insectivores,

- le bec crochu des rapaces.


Chez les mammifères, les dents indiquent le type d'alimentation :

- les carnivores possèdent de fortes canines (les crocs) et des molaires coupantes, capables de déchiqueter la chair et de broyer les os;

- les herbivores ont généralement, sur le devant, de fortes incisives qui leur permettent de couper les végétaux et de larges molaires plates qui les écrasent en bouillie.


Certains animaux changent de régime alimentaire au cours de leur vie :

Les chenilles, broyeuses de feuilles, deviennent ensuite des papillons qui se contentent d'aspirer avec leur trompe le jus sucré du coeur des fleurs (le nectar). La larve du moustique vit dans l'eau et se nourrit de minuscules débris végétaux, alors que la femelle adulte pique la peau des mammifères pour sucer un peu de leur sang. Le têtard racle de sa bouche cornée les petites algues du fond des mares, puis devient grenouille et se nourrit surtout d'insectes.

Ces changements d'alimentation sont souvent liés à une transformation de la bouche et du tube digestif. Les petits des mammifères, encore incapables de se nourrir par eux-mêmes, commencent par téter le lait des mamelles de leur mère. Après le développement de leurs dents, ils deviennent, selon leur espèce, herbivores, insectivores ou carnivores.


Ceux qui se nourrissent de végétaux (retour sommaire)


Herbivores aquatiques et souterrains (retour sommaire)


Certains animaux filtrent l'eau :

Les éponges, les coraux et les mollusques à coquille double (appelés bivalves) se nourrissent en absorbant l'eau dans laquelle ils vivent et en filtrant le plancton, c'est-à-dire les algues et animaux microscopiques qui s'y trouvent.

D'autres broutent les plantes aquatiques :

L'oursin broute les plantes du fond de la mer. Le bigorneau, petit escargot marin, mange les végétaux grâce à sa langue râpeuse.

Dans l'eau douce des mares, il existe aussi de nombreux herbivores : des insectes, comme l'hydrophile, ou des escargots aquatiques, comme la limnée. Rappelons que le têtard et la larve de moustique sont également végétariens en attendant de devir adultes.

Pour les poissons, les végétaux ne représentent généralement qu'une petite partie de l'alimentation.


Les consommateurs souterrains :

Le lombric, ou ver de terre, mange l'humus, c'est-à-dire les végétaux décomposés formant la couche fertile du sol. En creusant, l'animal avale la terre qu'il trouve devant lui, digère ce qui lui est utile et rejette le reste sous forme de tortillons. Conséquence utile : il aère le sol dans lequel il vit.

La courtilière circule dans des galeries souterraines et ronge les racines qu'elle rencontre. De nombreuses larves souterraines, comme celle du hanneton (appelé aussi ver blanc, bien qu'il ne soit pas un ver mais un insecte), en font autant et provoquent des dégâts sur les racines des plantes. D'autres insectes, comme le termite, rongent le bois.


Invertébrés et oiseaux végétariens (retour sommaire)


Petits mangeurs de feuilles, mais gros dégâts :

Les chenilles, avant de devenir papillons, dévorent de grandes quantités de plantes. Bien que leur corps soit mou, elles possèdent une bouche broyeuse qui découpe facilement les feuilles.

Les criquets s'abattent parfois par nuages entiers sur les champs, surtout en Afrique du Nord, dévorant presque tous les végétaux sur leur passage.

Des mollusques terrestres (comme la limace et l'escargot) se nourrissent également de feuilles et de tiges.


Suceurs de sève ou de nectar :

Le puceron se nourrit en piquant les feuilles et les tiges de leur plante préférée et aspire la sève. La quantité prélevée serait négligeable s'il ne vivait avec des centaines de ses frères. Les fourmis vont lécher les pucerons pour récupérer de la sève sucrée. Par contre, la coccinelle les dévore pour se nourrir.

La cigale qui possède un trompe solide peut piquer les branches d'arbres pour y puiser un peu de sève. Les papillons ont, au contraire, un trompe très molle qu'ils déroulent pour aspirer le nectar, jus sucré du coeur des fleurs. Les abeilles transportent dans leur ruche la plus grande partie de leur récolte de nectar qui sera emmagasiné et concentré pour devenir du miel.


Des oiseaux végétariens :

Le chardonneret doit son nom au fait qu'il aime les graines de chardon. Le pigeon et la poule se nourrissent surtout de graines, on les appelle granivores. Le moineau aussi, mais il ajoute des insectes à son menu.

Certains oiseaux des pays chauds (comme le perroquet) ont un bec très solide et très gros, leur permettant de casser les graines les plus dures.

Le merle et la grive aiment beaucoup les baies sauvages des arbustes et les fruits de nos jardins.

Le colibri possède un bec très fin et une langue en forme de pinceau qu'il peut introduire au coeur des fleurs pour lécher le nectar.


Des mammifères herbivores (retour sommaire)


Les rongeurs grignotent :

Le lapin grignote à petits coups avec ses longues incisives (les dents de devant) qui ne s'usent jamais car elles continuent toujours à grandir.

Les animaux semblables, appelés rongeurs, grignotent aussi mais pas seulement des feuilles. L'écureuil aime les graines des arbres : noisettes, glands, châtaignes, etc. Il s'aide des pattes de devant pour saisir sa nourriture. D'autres rongeurs, comme le muscardin, préfèrent les fruits. Le castor peut abattre des arbres en les rongeant à la base. Le mulot et la souris n'hésitent pas à s'attaquer aussi aux provisions des humains.


Différentes façons de brouter :

Le mouton se contente de tondre le haut des plantes qu'il broute. A l'état sauvage, le cheval choisit les touffes de graminées avec leurs graines.

La vache qui ne possède pas d'incisives en haut mais un simple bourrelet, doit arracher les touffes qu'elle veut manger. La chèvre broute comme le mouton, mais elle s'attaque aussi aux branches, aux bourgeons et aux écorces, ce qui peut causer beaucoup de dégâts.


Des herbivores sous tous les climats :

Dans nos forêts, chevreuils et cerfs se nourrissent de feuilles et de graines. Les sangliers fouillent aussi le sol pour déterrer des racines.

Dans les steppes du Nord, les rennes broutent des lichens quand l'herbe devient rare.

Dans les pays tropicaux, gazelles et antilopes broutent les herbes de la savane. L'hippopotame mange les plantes aquatiques et celles des prairies proches de l'eau. L'éléphant arrache des brassées de feuilles ou de branches avec sa trompe et les enfourne dans sa bouche. Le long cou de la girafe lui permet d'attraper les feuilles des arbres, mais pour manger aussi des plantes plus basses, elle doit écarter les pattes de devant.



Insectivore

Des insectes mangeurs d'insectes


La chasse en vol de la libellule et de la guêpe :

La libellule attrape en vol des mouches, des abeilles et même d'autres espèces de libellules. Elle peut aussi rester perchée, ne décollant qu'au passage d'une proie à proximité.

La guêpe, bien qu'elle aime aussi les fruits, est tueuse d'insectes. Certaines espèces paralysent des chenilles avec leur venin et y pondent leurs oeufs. A leur naissance, les larves trouveront donc de la nourriture fraîche en dévorant la chenille vivante.


L'embuscade de la mante-religieuse :

On l'appelle parce qu'elle joint les pattes de devant, immobile comme si elle était en prière. En réalité, elle guette ses proies. Dès qu'un insecte passe près d'elle, elle projette ses pattes qui se replient comme des pinces sur la proie, aussitôt dévorée.


Le piège de la larve de fourmi-lion :

Cette larve attrape ses proies en creusant un entonnoir dans le sable sec. En tournant sur elle-même à reculons, elle projette le sable vers l'extérieur avec sa tête plate, utilisée comme une pelle. Elle reste cachée au fond du piège ainsi creusé. Dès qu'une fourmi passe au bord, le sable s'éboule, l'entraînant vers le fond. Pour accélérer l'éboulement, la larve projette du sable vers le haut de la pente, puis elle saisit sa proie avec ses crochets venimeux et suce tout ce que son corps contient. Elle rejettera ensuite l'enveloppe vide.


D'autres chasseurs d'insectes


La chasse au filet des araignées :

La plupart des araignées fabriquent des toiles avec la soie de leurs filières, glandes de leur abdomen. L'épeire de nos jardins tend sa toile entre des tiges de végétaux. Dès qu'un insecte vient s'y coller, l'araignée l'emprisonne d'un fil de soie et aspire le contenu de sa proie dont elle rejette ensuite la carapace vide.

L'araignée rouge tisse des toiles en nappe. La tégénaire les tend dans les coins de murs de nos maisons.

L'araignée gladiateur est ainsi appelée parce qu'au lieu de tendre une toile, elle laisse tomber son filet au passage de sa proie. L'araignée pêcheuse, perchée au-dessus de l'eau, laisse pendre un fil visqueux pour attraper les insectes passant à la surface.


La langue boomerang ou lasso :

Grenouilles et crapauds ont la langue attachée à l'avant de la bouche et ils peuvent la déplier brusquement quand un insecte passe à proximité. Comme la langue est visqueuse, la proie y reste collée, il ne reste qu'à l'avaler. Le lézard chasse aussi avec sa langue.

Le caméléon, ce petit reptile aux couleurs changeantes des pays chauds, peut dérouler une langue bien plus longue que sa tête et attraper des insectes passant à une dizaine de centimètres de lui.


La chasse au sonar de la chauve-souris :

Chassant surtout de nuit, la chauve-souris, petit mammifère volant, utilise l'écho pour repérer les insectes qu'elle recherche. En vol, elle pousse des cris très aigus et recueille dans ses grandes oreilles le bruit qui lui revient. Elle localise ainsi aussi bien les obstacles que les proies qu'elle rencontre.


Des oiseaux insectivores


La chasse en vol de nombreux oiseaux :

A grands coups d'ailes, l'hirondelle se jette, le bec largement ouvert, dans les nuées de moucherons. Elle poursuit également les insectes un à un. De même, le martinet et l'engoulevent.

La mésange, comme beaucoup d'autres petits oiseaux, recherche aussi les chenilles et les insectes au repos sur les plantes.


La langue-harpon du pic :

Comme le pic aime les insectes qui vivent sous l'écorce des arbres, il tape du bec pour percer un trou et atteindre leur cachette. Il allonge très fort sa langue et ramène sa proie.


Des mammifères insectivores


En plus de la chauve-souris, la taupe et le hérisson mangent des insectes, mais aussi des vers et des escargots. Le hérisson s'attaque aussi aux serpents, même à la vipère dont il ne craint pas le venin.

Le pangolin se nourrit principalement de fourmis. Le tamanoir ou grand fourmilier, aime également beaucoup les termites. Il reconnaît l'odeur de leurs nids et les éventre à coups de griffes. Il plonge ensuite sa longue langue visqueuse et la ramène avec plus d'une centaine d'insectes collés. Il peut ainsi en avaler des milliers au cours d'un repas. Pangolins et tamanoirs sont insensibles aux morsures et au venin de leurs petites proies.

Le blaireau aime les insectes mais s'intéresse aussi au miel et aux lombrics.




Ceux qui se nourrissent de chair animale (retour sommaire)


Suceurs de sang et mangeurs de cadavres (retour sommaire)


Carnivores par petites doses:

Au lieu de tuer un autre animal, certains se contentent de prélever un peu de son sang, substance très nourrissante.

Chacun connaît le moustique dont seule la femelle pique. La puce et la punaise de lit, certaines mouches (comme le taon) se nourrissent d'un peu du sang de leurs victimes. Le danger ne vient pas de la faible quantité de sang dérobée mais de la transmission de certaines maladies, en piquant une proie après l'autre. Une variété de moustique, l'anophèle, peut transmettre le paludisme; la glossine, mouche africaine appelée tsé-tsé, répand la maladie du sommeil.


D'autres suceurs de sang:

La sangsue aspire directement le sang de ses proies. La lamproie, poisson sans machoires, fixe sa bouche en ventouse sur sa proie et en suce le sang. Une chauve-souris d'Amérique du Sud, le vampire, mord doucement et lèche le sang de sa proie (vache ou chèvre) sans qu'elle s'en aperçoive.


Les charognards:

Certains animaux se nourrissent de charognes, cadavres, parfois en partie dévorés par d'autres.

La mouche verte se nourrit de viande en décomposition et en profite pour y pondre ses oeufs. A leur naissance, les larves (asticots) auront de quoi s'alimenter. Les fourmis légionnaires marchent en rangs serrés et nettoient tout ce qui se trouve sur leur passage.

Parmi les rapaces, le vautour est peu rapide pour attraper des proies. Il se contente des animaux chétifs ou malades et, bien souvent, préfère qu'ils soient déjà morts. C'est un grand nettoyeur de cadavres, ne laissant que les squelettes.

Des animaux réputés charognards, comme l'hyène et le chacal, n'hésitent pas à tuer eux-mêmes leur proie mais ils profitent aussi des cadavres rencontrés. Comme une grosse proie est rarement terminée en un seul repas, beaucoup de carnassiers, même le lion et le tigre, sont habitués à ne pas dédaigner les charognes qu'ils rencontrent.


Carnivores du fond de l'eau (retour sommaire)


La règle fréquente : manger les plus petits

Chez les crustacés et les poissons, on est souvent carnivore ou omnivore (c'est-à-dire en y ajoutant quelques débris végétaux). Le seul problème est la taille des proies que l'on peut avaler.

Les crustacés ont une petite bouche, mais leurs pattes mâchoires aident les mandibules dans leur travail de découpage de la nourriture. Certains, comme le crabe et le homard, possèdent aussi des pinces qui les aident à saisir leurs proies.

La plupart des poissons ont de très petites dents ne leur permettant pas de découper leur nourriture, aussi avalent-ils ce qui est à la mesure de leur bouche. Celle-ci peut, chez certaines espèces (comme le brochet), se déplier vers l'avant, en s'ouvrant largement. Les plus petits poissons se contentent d'avaler du plancton, des oeufs ou des alevins (poissons nouveau-nés). Ils sont eux-mêmes la proie des espèces de taille supérieure et ainsi de suite, depuis l'anchois jusqu'au requin.


Le filtrage au tamis:

La baleine franche n'a qu'un petit gosier et ne peut guère avaler que des petites crevettes appelées krill. Comme il lui en faut des millions pour se nourrir chaque jour, elle engloutit d'énormes quantités d'eau de mer, puis la recrache à travers la fine passoire que constituent les fanons de sa bouche, filtrant ainsi le krill qu'elle avale.


La poursuite:

La plupart des poissons poursuivent les proies qui passent à leur portée. Ceux qui possèdent des dents peuvent s'attaquer à des proies assez grosses, car ils peuvent les saisir avant de les dévorer. En eau douce, peu de proies peuvent échapper au brochet.

Les piranhas d'Amérique du Sud ne mesurent qu'une trentaine de centimètres, mais ils vivent en bandes très nombreuses et leurs dents, coupantes comme des rasoirs, leur permettent de dépecer et de dévorer un gros animal qui traversait leur rivière. Certains requins, aux dents redoutables, chassent en groupe et encerclent leurs proies pour les attraper plus facilement.


Des insectes aquatiques prédateurs:

Dans l'eau des mares, il ne manque pas de petits carnassiers. La larve de libellule peut projeter en avant sa mâchoire pour saisir ses proies : autres insectes, têtards ou petits poissons. Le dytique et sa larve sucent leurs proies avec deux crochets de leur tête.


D'autres méthodes de chasse sous-marine (retour sommaire)


Des animaux-pièges:

La méduse laisse flotter, sous son corps en forme d'ombrelle transparente, des filaments venimeux qui attrapent de petites proies, rapidement digérées par l'animal.

L'anémone de mer, ressemble un peu à une fleur dont les pétales, qui sont en réalité des tentacules venimeux, se referment sur l'imprudent (crustacé ou poisson) qui s'en est approché. N'importe quel petit poisson serait englouti définitivement par l'anémone de mer, mais le poisson-clown qui porte la même odeur qu'elle, ne provoque pas la réaction des tentacules venimeux, ce qui lui permet de s'en sortir indemne et de manger quelques restes de nourriture, tout en attirant vers l'anémone d'autres poissons imprudents.

La pieuvre utilise seulement ses bras tentaculaires, munis de ventouses, pour saisir ses proies (poissons ou crustacés) que sa bouche cornée lui permet de broyer et d'avaler.


Certains ouvrent de force les coquilles:

L'astérie, ou étoile de mer, ne pourrait avaler les mollusques bivalves dont elle se nourrit. Avec ses bras garnis de ventouses, elle entrouvre de force les coquilles et y introduit son estomac. Elle digère ainsi la chair du mollusque sans avoir besoin de pénétrer entièrement. Puis l'estomac plein reprend sa place dans le corps de l'étoile de mer qui abandonne la coquille vide.

Certains mollusques, comme le cône, sont capables de percer un trou dans la coquille d'autres espèces pour absorber leur chair. Certains cônes tuent parfois aussi des poissons avec leur dard venimeux.


Choc électrique ou piège à lumière:

Plusieurs espèces de poissons, comme la torpille (sorte de raie) et le gymnote (variété d'anguille), possèdent des organes produisant des décharges électriques, capables de paralyser leurs proies.

Certains poissons vivant dans les profondeurs obscures possèdent des points lumineux situés sur la tête. Cette lumière attire des proies que le prédateur n'a plus qu'à avaler.


Certains cherchent des proies hors de l'eau:

De nombreux poissons, comme la truite, guettent tout insecte s'approchant de la surface et le gobent, parfois en sortant la tête de l'eau. Le poisson-archer fait mieux : il crache des jets d'eau sur les insectes volant à sa portée et les avale quand ils tombent, étourdis par le choc.

Le crocodile nage juste sous la surface de l'eau, il ne laisse affleurer que ses yeux et ses narines et guette les proies qui viennent boire ou se baigner. Quand il a saisi une proie, il l'entraîne au fond pour la noyer et la dévorera un peu plus tard.


Des oiseaux pêcheurs (retour sommaire)


Ceux qui pratiquent la pêche à pied:

Certains oiseaux, qu'on appelle échassiers à cause de leurs longues pattes, marchent dans les eaux peu profondes. Le flamant rose fouille la boue du fond et filtre avec son bec des algues et de petits crustacés qui lui fournissent la couleur rose de ses plumes. Le héron guette les poissons ; sa préférence va aux anguilles, mais il ne dédaigne pas les grenouilles et certains insectes.

Sur les plages, divers oiseaux fouillent le sable pour en retirer les mollusques ou les vers qui se sont enfouis.


Ceux qui pêchent en vol:

Le balbuzard, rapace, se laisse tomber en piqué, puis tend ses pattes vers l'eau pour saisir un poisson avec ses serres. Il revient sur la terre ferme pour dévorer sa proie.

Le pélican vole au ras de la surface. Avec son bec à poche, il engloutit l'eau et les poissons qui s'y trouvent. Puis, fermant presque le bec, il laisse couler l'eau et avale les poissons.


Certains plongent dans l'eau :

Le fou de Bassan n'hésite pas à pénétrer complètement dans l'eau pour saisir un poisson. Le cormoran également.

Le pingouin et le manchot s'aident de leurs ailerons pour nager sous l'eau à la poursuite des poissons.

Le martin-pêcheur se perche sur un arbre au bord d'une rivière et guette les poissons qui passent. Soudain il plonge sur une proie, la saisit et remonte sur son perchoir. Le plus dur, c'est, sans la laisser échapper, d'avaler sa proie la tête la première, pour qu'elle coule facilement jusqu'à l'estomac.


Des mammifères pêcheurs (retour sommaire)


La loutre plonge et nage dans les rivières à la poursuite de poissons qu'elle va ensuite dévorer sur un rocher.

Le grizzli, ours brun du Canada, aime les saumons des rivières mais ses pattes sont trop massives pour lui permettre de les saisir. Sa technique de pêche consiste à donner un violent coup de patte sous le poisson pour le faire sauter sur la berge où il le saisit aussitôt avec les dents. Il parvient même parfois à le faire sauter directement dans sa gueule ouverte.


Ruses de chasse dans les océans polaires:

Les orques, mammifères cétacés (comme les baleines) mesurant une dizaine de mètres, se nourrissent surtout de phoques. Chassant en bandes, ils encerclent leurs proies. Une de leurs ruses consiste à faire basculer un bloc de glace de la banquise sur lequel se repose un phoque pour que leurs compères s'en saisissent.

Le léopard de mer, grand phoque de l'Antarctique, aime dévorer les manchots, plus rapides que lui à la nage. Aussi se cache-t-il souvent sous les blocs de glace pour saisir au passage un de ces oiseaux au moment où il plonge.

L'ours polaire nage sous la surface, ne laissant affleurer, pour respirer et voir, que ses naseaux et ses yeux. Il surprend ainsi des canards qui se reposent sur l'eau. Amateur de jeunes phoques, il sait repérer, grâce aux allées et venues de la mère qui allaite, la chambre creusée sous la glace où repose le petit. Il ne lui reste qu'à en défoncer le plafond pour saisir le bébé phoque et le dévorer.


Reptiles et oiseaux carnivores (retour sommaire)


Les serpents doivent avaler sans mâcher:

Certains serpents, comme le python ou le boa, étouffent leur proie en enroulant leur corps autour d'elle. D'autres, comme la vipère ou le cobra, la paralysent ou la tuent par une piqûre de venin. La couleuvre se contente d'engloutir des petits rongeurs, des grenouilles ou même des oeufs.

Le problème pour les serpents est d'avaler la proie d'un seul morceau, car ils ne peuvent ni la découper, ni la mâcher. Mais leur bouche peut s'ouvrir très largement en se dépliant. Il faut souvent des heures pour avaler une grosse proie. Plusieurs jours seront parfois nécessaires pour la digérer, sans pouvoir bouger, car elle gonfle et alourdit le corps du reptile qui l'a engloutie.


Les rapaces, oiseaux chasseurs:

Le busard vole en méandres au-dessus de son territoire de chasse. Il se jette sur les oiseaux et les petits rongeurs qu'il découvre de son regard perçant. Le hibou chasse de nuit et son vol est silencieux, ce qui lui permet de surprendre des proies qui ont pourtant l'ouie fine.

L'aigle se laisse tomber en piqué sur un animal, généralement un lapin. Puis il se rétablit, pattes en avant, saisit sa proie avec ses serres, ce qui la tue. Il est alors capable de l'emmener jusqu'à son nid. Comme cet oiseau s'arrête parfois pour manger des charognes, on l'a accusé de tuer des moutons, mais cela semble très exagéré. Le faucon attaque également en piqué des oiseaux assez gros et même des lapins. Autrefois, les hommes le dressaient pour les aider à chasser leur gibier.


Méthodes de chasse terrestre des mammifères carnivores (retour sommaire)


L'approche en tapinois :

Un chat qui guette une souris ou un oiseau, s'approche silencieusement de sa proie en s'aplatissant presque sur le sol. Il ne bondit que lorsque l'animal est à portée de ses griffes. Le tigre chasse de la même façon. Il se tapit en progressant parmi les herbes de la jungle et choisit le bon moment pour saisir sa proie, généralement à la gorge.


La visite des terriers ou des nids :

L'hermine pénètre dans les terriers des campagnols ou des lapins et égorge les proies qui ne se sont pas échappées à temps. La martre a une préférence pour la visite des nids d'oiseaux ou d'écureuils, mais elle ne dédaigne ni les lapins, ni les fruits.


La poursuite:

Le chien ne connaît pas d'autre méthode que la poursuite pour attraper une proie. Le champion de la famille est le lévrier, capable de rattraper un lièvre à la course. Mais le guépard est le plus rapide de tous les chasseurs terrestres et, sur une courte distance car il se fatigue vite, il peut rattraper n'importe quel ongulé, même une gazelle.


La chasse en groupe:

Beaucoup de prédateurs préfèrent chasser en groupe et cela leur permet de cerner leurs proies. La stratégie consiste généralement à isoler un individu pendant la fuite du troupeau et à l'attaquer à plusieurs, ne lui laissant aucune chance de s'échapper. C'est ainsi qu'agissent généralement les lionnes. Ce sont en effet les femelles qui chassent, ce qui n'empêche pas le mâle d'accourir et de prendre la première et la meilleure part du festin, la "part du lion". Les loups, les chacals, les hyènes chassent aussi en meutes.


La ruse du renard:

On sait que le renard est très rusé. Pour s'approcher plus facilement des lapins, notamment les jeunes, plus naïfs, ce prédateur semble parfois pris de folie et se roule dans l'herbe, comme s'il n'avait envie que de jouer. Si les lapins, surpris, s'arrêtent pour le regarder, il en profite pour se rapprocher, toujours en jouant, et en saisit brusquement un à sa portée. Le jeu se termine alors en repas.


L'assimilation de la nourriture (retour sommaire)


Trouver et avaler sa nourriture n'est que le début de l'alimentation. Afin d'apporter de l'énergie aux milliers de cellules du corps, la nourriture doit être digérée, c'est-à-dire transformée en nutriments qui pourront se dissoudre dans le sang et se répandre dans tout l'organisme.


Un trajet plus ou moins long à l'intérieur du corps:

La transformation se fait dans le tube digestif qui débute par la bouche et se termine à l'anus qui rejette les déchets (crottes). Les animaux carnivores ont un tube digestif assez court, alors que les herbivores l'ont beaucoup plus long (l'intestin d'une vache est 5 fois plus long que celui d'un lion), car les fibres végétales sont plus difficiles à dissoudre que la chair animale.

Le rôle des sucs digestifs:

Pour aider la digestion, de nombreuses glandes internes sécrètent des liquides capables de dissoudre ou de transformer la nourriture avalée. Déjà, dans la bouche, la salive imprègne tout ce qui est avalé. Au cours du trajet à l'intérieur du corps, d'autres sucs contribuent à la digestion.

Chez les serpents, ils sont assez puissants pour dissoudre même les os de l'animal avalé entier. Par contre, les rapaces devront les recracher sous la forme d'une pelote.


Le rôle des bactéries:

Dans le tube digestif, vivent des êtres vivants microscopiques, appelées bactéries*, qui jouent un rôle très important en aidant à la décomposition et à la transformation de la nourriture en nutriments. Grâce à certaines bactéries, la cellulose des plantes peut se transformer en sucre.

* Attention! Si certaines bactéries sont indispensables, d'autres sont responsables de maladies et peuvent être mortelles.

En fin de digestion, les nutriments traversent la paroi du tube digestif, passent dans le sang et se répandent dans toutes les cellules du corps.


Une digestion en deux temps est parfois nécessaire:

Chez les végétariens ruminants, comme la vache, le cerf ou le chameau, c'est dans la panse, première poche du tube digestif, que, grâce aux bactéries, les végétaux avalés subissent une première transformation. Des boules de cette pâte végétale fermentée remontent alors dans la bouche de l'animal qui les mâche, les mélange de salive et les avale à nouveau. La digestion complète peut alors s'accomplir dans une autre poche. C'est ainsi qu'une alimentation uniquement végétarienne peut se transformer finalement en muscles et en graisse. Les déchets sont rejetés sous forme de crottes.

Chez le lapin, cette fermentation se passe juste avant l'anus, c'est-à-dire trop tard pour que les nutriments puissent passer dans le sang. C'est pourquoi l'animal mange, à leur sortie de l'anus, ses selles molles qui ne sont pas des déchets, mais des végétaux fermentés. Dans une deuxième digestion, les nutriments passent alors dans le sang et seuls sont rejetés les déchets, sous forme de crottes rondes et dures, les seules que nous retrouvons.


Des aliments digérés qui nourrissent les autres:

Chez les termites, le bois se transforme en nutriments sous l'effet de bactéries contenues dans leur tube digestif et, éventuellement, de champignons cultivés et mangés par ces insectes. Malheureusement, cette transformation se produit trop près de l'anus pour permettre l'assimilation. Les termites se nourrissent alors mutuellement en suçant le liquide nutritif qui sort de l'anus de leurs frères. Ce mode d'alimentation explique la vie communautaire de la termitière.


Une nourriture plus facile à digérer pour les petits:

Les mammifères femelles sécrètent, dans leurs mamelles, du lait que viennent téter leurs petits.

Le pigeon sécrète dans son jabot un liquide blanc qu'il donne à ses petits.

Les jeunes de certains oiseaux de mer fouillent dans la gorge de leurs parents pour puiser de la bouillie de poisson, déjà un peu digérée.

Le petit koala suce parfois l'anus de sa mère; il ne mange pas ses crottes mais de la bouillie de feuilles à moitié digérée.

Le miel est la nourriture fabriquée par les abeilles avec le nectar des fleurs pour nourrir les jeunes larves et leurs compagnes de la ruche.


L'homme, les animaux et la nourriture (retour sommaire)


Les hommes se sont longtemps nourris surtout de la chasse et de la pêche:

Nos plus anciens ancêtres ne pouvaient se nourrir que grâce aux animaux qu'ils chassaient ou pêchaient, en y ajoutant quelques végétaux qu'ils cueillaient. En devenant cultivateurs et éleveurs, ils ont trouvé d'autres moyens de se nourrir.

Si la chasse est maintenant réglementée pour préserver les espèces, la pêche continue avec une ampleur industrielle qui risque de provoquer un jour la disparition des poissons sauvages.

Les hommes nourrissent certains animaux:

Pour aider les oiseaux à survivre pendant l'hiver, on leur donne graines et matières grasses. On fournit parfois du fourrage quand les cervidés n'ont plus rien à manger dans les forêts.

Ce n'est pourtant pas par générosité que l'homme nourrit les animaux qu'il élève (parfois en utilisant des produits industriels, comme les granulés donnés au bétail). C'est généralement pour les manger ensuite ou pour prélever le lait des mammifères femelles (vaches, chèvres, brebis), les oeufs des volailles ou le miel des abeilles. Parfois le nourrissage se fait de force, par exemple pour obtenir les gros foies gras d'oies.

L'homme utilise aussi la laine, la peau ou le cuir des animaux à fourrure.

Il élève aussi des coquillages (comme les huitres et les moules), des crustacés, des poissons dans des bassins de pisciculture d'eau douce (truites, carpes) ou d'aquaculture marine (saumons).


Les hommes utilisent l'instinct de chasse de certains animaux:

Elever un chat élimine les souris qui sont ses proies. L'instinct de chasse du chien est utilisé depuis des siècles pour débusquer le gibier. Le furet, un cousin de la fouine, a été domestiqué pour aider à chasser les lapins de garenne. Pendant qu'il entre dans une galerie du terrier, les chasseurs attendent tout autour et tirent au fusil ou attrapent au filet les proies qui tentent de s'échapper par les autres sorties. On a longtemps employé le faucon pour attraper des oiseaux ou des lapins.


Les chaînes alimentaires (retour sommaire)

On a vu que les végétaux sont les seuls vrais producteurs de nourriture. Les animaux ne sont que des consommateurs, tout en servant eux-mêmes à en nourrir d'autres. On appelle chaîne alimentaire, la liaison entre les animaux où chacun mange, puis est mangé (ne serait-ce que, quand il est mort, par les charognards, les asticots ou les bactéries de décomposition).


Voici quelques exemples de chaînes alimentaires :

La flèche -----> signifie " sert de nourriture à "


Dans la mer :

Plancton végétal ------------------> Coquillages -------> Etoile de mer

(algues microscopiques) I----------> Certains oiseaux de mer

I I ---------> Homme

I---> Plancton animal -----> Hareng -------> Thon /-----> Requin

I---------------> Petits crustacés

Sur terre :

Végétaux-------> Chenilles -------> Mésange -------> Rapace

I v I

I----------> Lapin ----------> Renard ------------> I

I I I

I----------> Escargots ---> Hérisson -------------->


Toute chaîne alimentaire est une pyramide:

Chaque animal d'une chaîne alimentaire ne transmet à celui qui le mange qu'une faible partie (environ 10%) de ce qu'il a lui-même reçu par sa nourriture. Il a utilisé le reste pour ses besoins quotidiens en énergie.

Ainsi, 10 000 kg de plancton végétal ne fournissent que 1000 kg de plancton animal qui produisent 100 kg de hareng, puis 10 kg de thon et enfin 1 kg de requin ou d'homme.

Cela montre l'importance des végétaux, marins ou terrestres, pour la survie du monde animal et de l'homme.


Requin I

Thon IIIIIIII

Hareng IIIIIIIIIIIIIIIIIIII

Plancton animal IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

Plancton végétal IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII


Même les cadavres font partie de la pyramide alimentaire, car ils sont décomposés par des bactèries, des champignons, des asticots qui transforment le tout en matière organique ou minérale qui sera absorbée par des végétaux ou des animaux, eux-mêmes mangés par d'autres. Et le cycle recommence.


L'équilibre écologique (retour sommaire)


Au sein d'une chaîne alimentaire, il se réalise un équilibre naturel:

Si le climat permet le développement abondant de végétaux, les premiers consommateurs (végétariens), bien nourris, peuvent se multiplier, mais leurs prédateurs en profitent pour en dévorer davantage et se multiplient aussi.

Si, au contraire, les végétaux deviennent plus rares dans une région, les animaux végétariens trouvant peu de nourriture deviennent moins nombreux et leurs prédateurs, moins bien nourris, diminuent encore davantage.


Quand les végétaux ne peuvent plus survivre, leur disparition entraîne celle des animaux:

Les gravures préhistoriques, datant de 7000 ans, sur certains rochers du Sahara montrent que vivaient des girafes, des hippopotames, des rhinocéros en des lieux maintenant désertiques.

Cela nous montre la nécessité de sauvegarder les forêts, les espaces verts et d'empêcher la pollution des rivières et des mers qui y supprimerait progressivement toute vie.


Des concentrations successives:

La pyramide alimentaire explique aussi les phénomènes de concentration de produits toxiques qui ne tuent pas forcément les premiers consommateurs mais deviennent dangereux pour ceux qui les mangeront ensuite. Par exemple, il arrive en été que des bactéries ou des algues toxiques se développent dans la mer. Les coquillages les absorbent sans être tués. Par contre, les humains qui les mangent peuvent être gravement intoxiqués.

Il y a une vingtaine d'années, dans la baie de Minamata, au Japon, plus de 100 personnes furent les victimes des sels de mercure rejetés dans la mer par une usine et concentrés dans la chaîne alimentaire jusqu'aux thons, consommés en quantité par les habitants de cette région.

La même concentration toxique se produit avec la pollution par les engrais, les pesticides ou les produits radioactifs (par exemple, après l'accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl en Ukraine).


Les ruptures de l'équilibre écologique:

Il arrive qu'un accident naturel (changement de climat ; éruption volcanique ; chute d'une énorme météorite, pierre tombée du ciel) entraîne un bouleversement écologique. C'est ainsi que les dinosaures, énormes reptiles préhistoriques, ont tous disparus à la même époque, probablement à la suite d'un de ces bouleversements.

Maintenant, les humains sont les principaux responsables des ruptures d'équilibre. En dévastant les forêts, en asséchant les marais, on dégrade les sites abritant des quantités d'animaux. En ne contrôlant pas le développement des villes et en laissant les industries polluer, on provoque une destruction du milieu naturel.

En pêchant de trop grosses quantités de poissons, en massacrant des oiseaux migrateurs (comme les palombes), on risque d'empêcher le renouvellement des espèces et de les faire définitivement disparaître.

En voulant tuer massivement des insectes nuisibles avec des produits chimiques, on tue aussi les insectes utiles comme les abeilles et les bourdons qui, en butinant de fleur en fleur, favorisent la reproduction des plantes. On empoisonne également les oiseaux qui mangent ces insectes et les prédateurs des oiseaux.

En produisant beaucoup de bi-oxyde de carbone (CO2), les hommes contibuent au réchauffement anormal de la planète qui aura de graves conséquences. Au bout de la chaîne, ce n'est pas seulement la vie végétale et animale qui est en danger, mais celle des hommes.


Des moyens de rééquilibrer la nature:

On tente de protéger ou de rétablir l'équilibre écologique par la création d'espaces protégés, les parcs naturels (montagnes, forêts, marais et étangs, zones côtières).

Actuellement, on préconise la réintroduction de prédateurs pour rétablir certains équilibres (par ex. des lynx pour éviter la surabondance d'herbivores en forêt). A la place des insecticides, on utilise, par exemple, les coccinelles qui dévorent les pucerons.

Une politique efficace de l'environnement : réduction des pollutions des villes et des industries (y compris les élevages intensifs), réduction des produits chimiques dans l'agriculture, diminution de la dépense en énergie (cause du réchauffement de notre planète, donc de la modification du climat), pourra seule assurer une chance de survie à toutes les espèces vivantes et, parmi elles, à l'homme.


Récapitulation (retour sommaire)


Lexique: (retour sommaire)


Assimilation: transformation des aliments en nutriments qui vont nourrir les cellules du corps

Broyeur : insecte dont les mandibules peuvent broyer des végétaux

Carnivore : animal se nourrissant de la chair d'autres animaux; on dit aussi carnassier

Chaîne alimentaire: liaison de dépendance entre les animaux et leur nourriture

Charognard : animal qui se nourrit de cadavres d'animaux

Echassier : oiseau à longues pattes des zones humides

Equilibre écologique : phénomène naturel par lequel le nombre de animaux d'une espèce varie selon l'abondance ou la diminution de la nourriture qu'ils trouvent

Glucide : nutriment qui sert de carburant dans les cellules

Granivore : oiseau se nourrissant surtout de graines

Herbivore : animal se nourrissant de végétaux; on dit aussi végétarien

Insectivore : animal se nourrissant d'insectes

Lécheur : insecte pouvant lécher les liquides épais

Lipide : graisse servant de réserve de carburant, chez les animaux

Matière organique : matière qu'on ne trouve que dans les êtres vivants (végétaux ou animaux)

Nutriment : substance organique pouvant passer directement dans les cellules d'un animal

Omnivore : animal se nourrissant à la fois de végétaux et d'animaux

Photosynthèse : transformation par les végétaux, sous l'effet de la lumière, de matières non vivantes en matière organique

Phytophage: nom scientifique donné aux animaux se nourrissant de végétaux

Phytoplancton: végétal microscopique vivant dans l'eau (phyto = plante)

Plancton : ensemble de végétaux ou d'animaux microscopiques vivant dans l'eau

Prédateur : animal se nourrissant d'autres animaux

Proie : animal recherché par un prédateur

Protéine : matière organique indispensable à la multiplication des cellules

Rapace : oiseau carnivore

Régime alimentaire : ensemble des types d'aliments dont se nourrit une espèce animale

Rongeur : mammifère aux longues incisives à croissance continue

Sels minéraux : matières chimiques présentes dans l'eau ou le sol (exemple : le sel)

Suceur : insecte à trompe ne pouvant puiser que les liquides fluides

Végétarien : mangeur de végétaux, on dit aussi herbivore

Vitamine : substance indispensable pour certaines combinaisons de matière dans les cellules

Zoophage: nom scientifique donné aux animaux se nourrissant d'autres animaux

Zooplancton: animal microscopique vivant dans l'eau (zoo = animal)


Jeu-questionnaire (retour sommaire)


Noter les bonnes réponses. Par exemple: 9: a, e, g. Les réponses exactes sont indiquées à la fin


- 1: Lesquels de ces animaux se nourrissent uniquement de végétaux?

O a) L'escargot?

O b) Le crocodile?

O c) La girafe?

O d) La tortue?

O e) Le loup?

O f) Le tamanoir?

O g) La cigale?


- 2: Quels animaux se nourrissent uniquement d'insectes?

O a) L'hirondelle?

O b) La chauve-souris?

O c) Le héron?

O d) La mante religieuse?

O e) La coccinelle?

O f) Le caméléon?

O g) Le requin?


- 3: Quels animaux sucent du sang?

O a) La puce?

O b) La souris?

O c) La mouche tsé-tsé?

O d) La sangsue?

O e) Le crapaud?

O f) La vipère?

O g) Le taon?

, c, e, f.

- 4: Quels animaux se nourrissent de poissons?

O a) Le thon?

O b) Le cormoran?

O c) Le dauphin?

O d) La grenouille?

O e) L'éléphant?

O f) La loutre?

O g) Le brochet?


- 5: Quels animaux se nourrissent de chair animale?

O a) La vache?

O b) Le lion?

O c) La belette?

O d) Le cerf?

O e) Le faucon?

O f) Le chacal?

O g) L'hippopotame?


(retour sommaire)


Voici les réponses exactes: 1: a, c, d, g – 2: a, b, d, e, f – 3: a, c, d, g – 4: a, b, c, f, g – 5: b, c, e, f.