LES ORGANES SENSORIELS DES ANIMAUX
Le besoin de percevoir son environnement
Comment a-t-on exploré les modes de perception des animaux?
Sentir les odeurs et les saveurs
L'univers des odeurs et des saveurs
Plusieurs circuits d'odorat chez certains animaux
Les mammifères sont très sensibles aux odeurs
L'importance des odeurs dans la reproduction des mammifères
Des oreilles plus ou moins visibles
Pour voir de près comme de loin
Problèmes particulers de vision
Tous les yeux ne voient pas les mêmes images
Jeu-questionnaire
Le besoin de percevoir son environnement (retour sommaire)
Tout animal a besoin de se nourrir, de se protéger de ses ennemis, de s'accoupler pour avoir des petits. Cela l'oblige à sentir, voir ou entendre ce qui se passe autour de lui.
La nature est parcourue de signaux et de messages de toutes sortes que les animaux ont besoin de percevoir pour survivre. Les uns se repèrent surtout aux odeurs, d'autres sont très sensibles aux sons, certains réagissent principalement à ce qu'ils voient. La plupart d'entre eux utilisent en même temps plusieurs organes sensoriels, parfois très différents des nôtres.
A la recherche de la nourriture:
Pour manger, un animal vivant à l'état sauvage dans la nature, doit d'abord trouver sa nourriture. S'il mange des végétaux, c'est souvent à l'odeur ou à l'apparence qu'il reconnaît ceux qui lui conviennent. S'il se nourrit de proies animales, il doit les repérer afin de les attraper pour les manger. Selon les espèces, l'odorat, la vue, l'ouïe, le toucher, le goût jouent le rôle principal dans la recherche de la nourriture.
La protection contre les prédateurs:
Se nourrir est insispensable, mais tout animal doit aussi éviter d'être la proie d'un prédateur qui chercherait à l'attaquer pour le dévorer. Afin de se protéger, chacun doit rester attentif à l'approche de ses ennemis, les sentir, les entendre ou les voir s'approcher.
La possibilité de retrouver son chemin:
Il ne suffit pas de se déplacer. Encore faut-il se repérer pour retrouver son abri, sa famille, les lieux où l'on est sûr de pouvoir se nourrir.
Selon les espèces, des animaux se repèrent principalement aux odeurs, à la vue ou aux sons.
La recherche d'un ou d'une partenaire pour la reproduction:
Rares sont les animaux qui peuvent se multiplier sans s'accoupler entre mâles et femelles. Certaines femelles émettent des odeurs (plus rarement des signaux lumineux) qui attirent leurs partenaires. Certains mâles appellent les femelles par des cris ou des chants, adoptent des attitudes particulières ou font des parades pour les préparer à l'accouplement. Il est nécessaire de percevoir tous ces signaux pour pouvoir se reproduire.
Les relations avec les autres de la même espèce:
Les animaux de certaines espèces refusent de partager le même espace avec leurs semblables qui pourraient être leurs rivaux, ils limitent alors leur territoire personnel par des odeurs, des cris ou des chants et chassent les intrus qui chercheraient à y pénétrer.
Ceux qui vivent en groupe apprennent à se reconnaître et rejettent ceux qui n'appartiennent pas à leur communauté.
Il existe aussi, dans certaines espèces, des relations particulières entre les parents (surtout la mère) et les petits, pendant le nourrissage et lors des premiers apprentissages. Les odeurs, les sons, les couleurs jouent un grand rôle dans toutes ces relations.
Comment a-t-on exploré les modes de perception des animaux? (retour sommaire)
Par l'observation attentive des animaux, les hommes ont pu, au cours des siècles, noter de nombreux détails sur leur façon de vivre. Pourtant on ignora longtemps si tel ou tel animal reconnaissait les couleurs ou entendait les mêmes sons que nous.
Des expériences avec les animaux:
C'est surtout depuis une centaine d'années que des expériences sont venues compléter la simple observation et permettent d'apporter des réponses plus précises.
Par exemple, on enferme un animal et on lui présente une nourriture agréable sur un support d'une certaine couleur et des produits désagréables sur des supports d'autres couleurs. Si, après de nombreuses expériences, il continue de se tromper avec certaines couleurs, on peut en déduire qu'il les perçoit mal ou les confond.
Si un animal réagit à une forme qui lui rappelle, soit la mère qui va le nourrir, soit un prédateur dont il doit se cacher, on lui présente des leurres, c'est-à-dire des formes plus ou moins ressemblantes, et l'on détermine ainsi ce qu'il distingue bien et ce qu'il confond. C'est ainsi qu'on a découvert que les bébés goélands ouvrent le bec lorsqu'on approche les formes les plus diverses portant toutes une tache rouge, comme celle du bec de leur mère. Par contre, si l'on maquille la tache du bec de leur vraie mère, ils ne la reconnaissent plus et ne réagissent pas à son approche.
Parfois, on a créé des situations imprévues, placé des rats dans des labyrinthes, brouillé les pistes des fourmis, changé l'orientation d'une ruche pour observer comment se repèrent les abeilles.
L'aide des appareils scientifiques:
Certains appareils permettent aux hommes d'amplifier et d'enregistrer des messages animaux que nos yeux, nos oreilles et notre odorat ne pourraient percevoir.
On peut produire, avec des appareils électroniques, des sons plus ou moins aigus, y compris ceux que notre oreille humaine ne peut entendre, et l'on étudie les réactions de l'animal. On découvre alors que certains entendent beaucoup mieux que nous et d'autres beaucoup moins bien.
De nombreuses informations contenues dans cet album ont été découvertes après de patientes recherches de diverses équipes de scientifiques. Et nous sommes encore loin de bien connaître tous les modes de perception des animaux.
SENTIR LES ODEURS ET LES SAVEURS (retour sommaire)
L'univers des odeurs et des saveurs (retour sommaire)
Pour nous les humains, les odeurs (senties par notre nez) sont différentes des saveurs (goûtées par notre langue). Cette différence n'existe pas chez certains animaux. D'ailleurs, nous-mêmes avons souvent du mal à séparer les deux. Quand, à cause d'un rhume, nous avons le nez bouché, nous perdons en grande partie le goût de ce que nous mangeons.
On peut différencier les saveurs qui ne s'apprécient que par contact direct et les odeurs qui se perçoivent de plus loin, parfois de très loin. Les animaux n'ont pas tous les mêmes possibilités dans ces domaines.
Les oiseaux ont généralement peu d'odorat:
Principale exception, le kiwi, oiseau sans ailes de Nouvelle-Zélande, peut repérer à l'odeur les vers de terre dont il se nourrit. Tandis que le merle, qui en mange également, ne peut deviner leur présence qu'au léger bruit qu'ils font en creusant le sol.
Alors que seuls les vautours du continent américain ont de l'odorat, ceux de l'ancien continent (Afrique, Asie) n'en ont pas. Tous ces oiseaux se nourrissent de cadavres dont l'odeur nauséabonde se sent de loin. Pourtant, si une charogne est recouverte de feuillage, le vautour africain la survole sans rien remarquer. Mais, s'il s'aperçoit que des charognards terrestres (hyènes ou chacals) s'approchent nombreux, il se doute qu'il y a de quoi manger pour lui aussi et il ne tarde pas à venir chercher sa part.
Sous l'eau existe-t-il des odeurs ?
Des expériences ont montré que oui. Par exemple, on injecte quelques gouttes d'un produit très amer dans le corps d'une sardine, utilisée comme appât. Un gros poisson ne tarde pas à survenir, prévenu de loin par l'odeur de la sardine qu'il n'avait pas encore vue. Il l'engloutit mais la recrache aussitôt, en sentant soudain le goût amer qu'il déteste.
L'odorat très sensible des poissons:
Les poissons sont sensibles aux moindres variations de l'eau dans laquelle ils vivent : la quantité de sel qu'elle contient, ainsi que d'autres produits en doses infimes. C'est généralement à l'odeur que les poissons repèrent leur nourriture ou perçoivent l'approche d'un prédateur.
L'exemple le plus spectaculaire est celui des saumons. Après avoir vécu des années en mer, ils remontent pour s'accoupler et se reproduire dans la rivière où ils sont nés. C'est à l'odeur particulière de son eau qu'ils la reconnaissent sans se tromper (à condition, bien entendu, qu'il n'y ait pas de pollution ayant modifié cette odeur).
Des tentacules qui sentent (retour sommaire)
Chez les animaux simples, les mêmes organes servent à la fois pour toucher et sentir les odeurs.
L'anémone de mer reconnaît d'avance avec ses tentacules ce qui est bon à saisir et à manger (poissons ou crustacés de petite taille). Elle avale sans pitié la chair d'une autre espèce d'anémone, mais refuse celle de la même espèce qu'elle, car elle porte son odeur. Le poisson-clown utilise à son profit cette réaction. Se tenant à quelque distance, il imprègne lentement son corps de l'odeur de l'anémone. Ensuite, il peut sans risque nager entre les tentacules où il partage les restes des repas de l'anémone. Il est ainsi à l'abri d'autres poissons qui, non protégés par l'odeur, seraient immédiatement paralysés par les tentacules de l'anémone, puis engloutis.
Les mollusques bivalves, comme la moule ou l'huître, entrouvrent généralement leurs deux coquilles pour laisser pénétrer l'eau qui leur apporte l'oxygène et les algues minuscules (plancton) qui sont leur nourriture. Parfois on les voit se fermer brusquement (et même se déplacer par réaction s'il s'agit d'une coquille Saint-Jacques). Ces mollusques ont senti soudain l'odeur d'un prédateur qui s'approche.
L'escargot, tout comme la limace, sent avec les petits tentacules de sa tête (les grands lui permettent de voir). C'est pourtant avec son pied qu'il goûte ce qui se trouve sous son corps. Il distingue un gravier d'un petit grain comestible qu'il prend alors dans la bouche. Il sent de loin l'humidité dont il a besoin, sensibilité qu'il partage avec le ver de terre et les amphibiens (grenouilles, crapauds et salamandres).
Des antennes pour sentir (retour sommaire)
Chez les crustacés:
Les crevettes et les langoustes possèdent des antennes particulièrement longues qui leur permettent de sentir. Chez les crabes, elles sont plus courtes.
Chez les insectes:
Les antennes des insectes sont plus ou moins grandes selon les espèces. Elles peuvent avoir la forme d'un filament, d'une massue, d'un peigne ou de lamelles en éventail. Grâce à elles, ces animaux perçoivent de loin le parfum des plantes qu'ils aiment. C'est particulièrement important quand il s'agit de pondre les oeufs sur l'espèce végétale qui constituera la nourriture exclusive des jeunes larves.
Parmi les insectes, les champions de l'odorat sont les papillons de nuit qui portent de grandes antennes duveteuses. Au moment de la reproduction, les femelles sécrètent, avec une glande de leur abdomen, un parfum particulier qui attire, à des kilomètres de distance, les mâles de leur espèce. Le célèbre observateur des insectes, Jean-Henri Fabre, avait capturé une femelle de papillon Grand-Paon de nuit et l'avait placée sous un cloche en grillage noir. Malgré cet écran qui la masquait, des mâles arrivaient de toutes parts et se posaient sur le grillage pour tenter d'atteindre la femelle. Ayant réussi à les éloigner un peu, Fabre plaça la femelle sous une cloche de verre, les mâles avaient beau l'apercevoir, ils ne réagissaient plus à sa présence car ils ne percevaient plus son odeur.
La femelle du moustique perçoit également la chaleur provenant des animaux à sang chaud qu'elle viendra piquer pour aspirer sa nourriture.
Plusieurs circuits d'odorat chez certains animaux (retour sommaire)
Le nez et la bouche des reptiles:
Les reptiles sentent les odeurs ambiantes, comme nous, en respirant par les narines.
Les serpents et la plupart des lézards impressionnent quand ils dressent la tête, en sortant rapidement leur langue qui paraît alors menaçante. En réalité, la langue fait pénétrer les odeurs sur leur palais où se trouvent d'autres organes sensibles. Cela leur permet de percevoir les moindres changements d'odeurs, par exemple le déplacement d'une proie dans les parages.
Avec un autre organe, certains serpents (boa, serpent à sonnette) perçoivent de loin, même dans l'obscurité, la chaleur d'une petite proie qui passe (une souris, par exemple). Cela leur est très utile pour chasser.
Les insectes sentent aussi avec leurs pattes ou leurs poils:
Avez-vous observé un papillon qui butine ? Il se pose à peine sur certaines fleurs et s'attarde seulement sur d'autres. Pourquoi "papillonne-t-il" ainsi ? Par un simple effleurement du bout de ses pattes, il sait si la fleur contient encore du nectar qu'il vient sucer. Si, avec un pinceau, on dépose très peu d'eau sucrée sur la patte d'un papillon, sa trompe en spirale se déroule aussitôt pour l'aspirer.
Les abeilles, les guêpes, comme de nombreux insectes, goûtent avec leurs pattes et sentent aussi avec les poils de leur corps.
Chez les insectes vivant en société, comme les abeilles et les fourmis, chaque individu porte l'odeur de sa ruche ou de sa fourmilière. Il ne peut entrer qu'après avoir été senti par les antennes des gardiennes de l'entrée. Si, dans une expérience, on a modifié son odeur, l'insecte qui arrive sera impitoyablement rejeté.
Les pistes des fourmis sont marquées par l'odeur déposée par les glandes de celles qui sont passées auparavant. Cela évite aux autres de se perdre. Par contre, si l'une d'elle a été attaquée ou maltraitée, elle a répandu une odeur d'alarme qui éloignera les suivantes passant au même endroit.
Les mammifères sont très sensibles aux odeurs (retour sommaire)
Certaines personnes qui travaillent dans les fabriques de parfums, ont l'odorat particulièrement sensible et savent distinguer les différents produits qui composent un parfum.
Pourtant, la sensibilité des chiens aux odeurs est 40 fois supérieure à celle des humains. Les chiens de chasse savent repérer les pistes des autres animaux. Cela leur permet aussi de reconnaître et de suivre la trace d'une personne dont on leur a fait sentir un vêtement. Cette capacité est souvent utilisée pour retrouver des disparus en forêt, en montagne ou pour dénicher des cachettes de drogue ou d'explosif. Certains chiens sont dressés pour retrouver à l'odeur les personnes ensevelies par une avalanche de neige. Les sauveteurs creuseront à cet endroit pour les dégager.
Même sans être de tels champions, la plupart des autres mammifères se guident beaucoup grâce aux odeurs. On sait que, pour les observer dans la nature, il faut avancer face au vent pour que notre odeur humaine ne soit pas rabattue vers eux et ne les alerte, bien avant que nous approchions.
Par contre, les cétacés (baleines ou dauphins) ne semblent pas avoir d'odorat.
Des glandes odorantes en différents endroits du corps:
Les pécaris, sortes de sangliers d'Amérique, possèdent sur le dos une glande odorante. En se frottant les uns aux autres dès l'enfance, ils acquièrent une odeur collective qui leur permet de reconnaître ceux de leur bande.
Les cerfs, les chevaux et bien d'autres animaux à sabots ont des glandes semblables près des yeux ou sur les joues. Lorsqu'ils se caressent réciproquement de la tête, ils se marquent mutuellement de leur odeur et se reconnaîtront par la suite.
Les chevaux se frottent le museau pour se reconnaître à l'odeur.
La plupart des mammifères portent également une glande odorante entre les cuisses ou près de l'anus. Quand un chien renifle le derrière d'un de ses semblables, c'est cette glande qu'il cherche à sentir pour en reconnaître l'odeur.
Le chat qui frotte sa tête sur les personnes et les objets de son entourage, pose les repères qui marquent son milieu.
L'importance des odeurs dans la reproduction des mammifères
L'appel odorant pour l'accouplement:
Quand, à certaines époques, les femelles des mammifères sont prêtes pour la reproduction, leurs glandes sécrètent une odeur particulière, remarquée aussitôt par les mâles de la même espèce. Par exemple, à cette période, les chats du voisinage appellent, la nuit, une chatte dont ils ont repéré l'odeur.
Les femelles réagissent aussi à l'approche d'un mâle qu'elles reconnaissent à son odeur, même quand il ne sent pas aussi fort que le bouc. Pendant longtemps, pour pratiquer l'insémination artificielle des truies, on ne savait pas comment être sûr qu'elles étaient prêtes à faire des petits. On a découvert qu'en vaporisant sur leur museau une odeur ressemblant à celle d'un porc mâle, elles se mettent aussitôt en position pour l'accouplement. Au contraire, elles ne réagissent pas si ce n'est pas pour elles le bon moment de se reproduire.
Le lien maternel passe par l'odeur:
Au moment de la naissance de ses petits, la femelle mammifère les lèche longuement. Elle apprend ainsi à reconnaître leur odeur et les imprègne de la sienne. Cela permet, par exemple, aux brebis d'un troupeau de ne jamais se tromper d'agneau.
Par contre, si un incident a empêché une mère de lécher un petit au moment de la naissance, elle ne le reconnaît plus par la suite et peut refuser de l'allaiter.
SENTIR PAR LE CONTACT (retour sommaire)
Pour l'homme qui posséde une peau sensible, particulièrement à l'intérieur des mains, le toucher est très différent des autres sensations. Ce n'est pas le cas pour la plupart des animaux.
Les tentacules et les antennes sentent à distance mais servent aussi à tâter de près. Il existe d'autres organes sensibles au contact.
Des bras à ventouses, garnis de points sensibles:
L'étoile de mer utilise ses bras à ventouses pour se déplacer et saisir ses proies. Elle y possède de nombreux organes sensitifs qui la renseignent sur ce qu'elle touche.
Le poulpe (ou pieuvre) et la seiche tâtent également avec leurs tentacules à ventouses qui peuvent fouiller au creux des rochers pour en arracher des crustacés afin de les manger.
Les barbillons, sorte de doigts sensibles de certains poissons:
Certains poissons, comme l'esturgeon, fouillent la vase avec les barbillons de leur mâchoire et dénichent les petites proies (vers ou mollusques) qu'ils avalent.
Le museau des mammifères:
A part les singes qui ont les pattes sensibles, la plupart des mammifères sont incapables de palper avec les pattes et préfèrent tâter du museau qui les renseigne à la fois par l'odorat et le toucher.
Les moustaches des félins:
Lorsqu'un chat sommeille, si l'on approche doucement la main de sa tête sans la toucher, ses moustaches bougent pour repérer ce qui se passe. Sans ses moustaches, il ne pourrait percevoir l'approche d'une souris dans l'obscurité.
Chez les autres félins (animaux proches du chat, comme le lion, la panthère ou le tigre), les moustaches jouent le même rôle de détecteur des moindres vibrations.
Un museau qui sert en même temps de main : la trompe de l'éléphant:
Le museau de l'éléphant est très allongé et forme une trompe qui possède toutes les qualités d'une main : très sensible, elle permet de toucher et peut s'enrouler avec force pour saisir.
ENTENDRE (retour sommaire)
Les sons sont des vibrations:
Les sons de toutes natures sont des vibrations qui parviennent aux oreilles. En pinçant une corde de guitare ou en heurtant les branches d'un diapason, on aperçoit nettement l'origine des vibrations qui existent également dans les autres instruments de musique et la voix.
Les vibrations ne peuvent se transmettre dans le vide. Si l'on place une sonnerie électrique sous une cloche de verre et qu'on aspire tout l'air avec une pompe spéciale, on n'entend plus la sonnerie. Par contre, des vibrations se propagent aussi dans l'eau et même à travers les matières solides. On peut s'en rendre compte en collant son oreille contre un poteau ou une balustrade.
Entendre les sons, c'est percevoir les vibrations. Mais nous allons voir que des oreilles ne sont pas indispensables pour cela. Nous pouvons en faire l'expérience en nous bouchant les oreilles lorsque quelqu'un joue du tambour ou de la grosse caisse près de nous. C'est par notre peau que nous percevons aussi les vibrations.
Entendre avec son corps (retour sommaire)
Les poissons entendent tout au long de leur corps:
Comme on ne leur voit aucun conduit auditif par où les sons pourraient entrer, on a longtemps cru que les poissons étaient sourds. Certes, les sons extérieurs rebondissent sur la surface de l'eau. Pourtant, il suffit de taper du pied sur la berge d'une rivière pour voir des poissons s'éloigner. Ils ont donc entendu le bruit.
Le long de leur corps, ils possèdent une ligne latérale, suite de points très sensibles aux vibrations transmises par l'eau. Ils perçoivent ainsi jusqu'au simple déplacement d'un autre poisson.
Le requin hésite à attaquer les proies de grande taille. Si, par contre, il perçoit les vibrations saccadées provoquées par un animal blessé qui se débat, il sait qu'il peut attaquer sans risque. Ceci explique que les nageurs humains qui gardent leur calme à l'approche d'un requin, ont plus de chance de n'être pas attaqués que ceux qui s'affolent et se débattent.
Les reptiles entendent aussi avec le corps:
En Inde ou en Afrique, certains musiciens charmeurs de serpents (généralement des cobras) pourraient faire croire que ces animaux sont sensibles à la musique, alors qu'en réalité ils ne possèdent pas de conduit auditif. Pourtant ils ne sont pas totalement sourds et perçoivent les vibrations de l'air comme celles du sol, amplifiées par leur squelette qui est relié à leur oreille interne par la mâchoire.
Les tortues entendent seulement les sons graves, mais leur sensibilité auditive s'améliore avec la chaleur.
Les crocodiles entendent bien les sons aigus et certains lézards encore davantage.
Des poils sensitifs permettent aux invertébrés d'entendre:
Les crustacés n'ont pas d'oreilles mais perçoivent les vibrations grâce à certains poils de leur corps.
Les chenilles aussi entendent avec tous les poils de leur corps. De nombreux insectes, comme le criquet et la sauterelle, perçoivent certains sons avec leurs antennes ou avec des poils. Les blattes et les grillons possèdent à l'extrémité de l'abdomen des filaments sensibles aux vibrations.
Les moustiques mâles entendent le son émis par une femelle, grâce à leurs antennes qui ne réagissent qu'à ce bruit particulier, comme un poste de radio réglé pour ne capter qu'une seule station. C'est ce qui a donné l'idée d'attirer les moustiques mâles dans des pièges en leur faisant entendre un enregistrement de femelle.
L'araignée perçoit, avec l'extrémité de ses pattes, les moindres vibrations de sa toile et elle repère immédiatement où se trouve l'insecte qui est venu se prendre au piège.
Des organes auditifs à double tympan chez de nombreux insectes:
Beaucoup d'insectes possèdent, en plus des antennes et des poils, des organes auditifs leur permettant d'entendre une grande diversité de sons. Chacun de ces organes est constitué comme un minuscule tambour, avec deux membranes, appelées tympans, entre lesquelles se trouvent les cellules sensibles qui perçoivent les vibrations.
Curieusement, ces organes servant d'oreilles ne se trouvent pas sur la tête, mais, selon les espèces, sur les pattes (chez les grillons et les sauterelles), sur l'abdomen (chez les cigales et les criquets) ou sur le thorax (pour certains papillons de nuit qui reconnaissent les cris aigus des chauves-souris).
La sensibilité de ces organes est variable, mais elle leur permet souvent d'entendre des sons tellement aigus que notre oreille humaine ne les perçoit pas (on les appelle des ultrasons).
Des oreilles plus ou moins visibles (retour sommaire)
Des oreilles sans pavillon chez les amphibiens et les oiseaux:
Les amphibiens, comme la grenouille et le crapaud, possèdent un large tympan (peau tendue recevant les vibrations) derrière chaque oeil.
Les oiseaux ne semblent pas avoir d'oreilles car le conduit auditif (trou d'entrée des sons) est souvent caché par les plumes. Seuls les rapaces nocturnes (hibou, chouette) possèdent des touffes de plumes qui rabattent dans l'oreille les moindres bruits, ce qui leur est bien utile pour la chasse de nuit. Les oreilles du hibou Grand-Duc se trouvent en réalité sur le côté de sa tête, mais ses deux aigrettes de plumes en forme d'oreilles amplifient les sons.
En général, les oiseaux sont très sensibles aux aigus mais entendent mal les sons graves et les ultrasons que seuls perçoivent le pinson et le hibou chat-huant.
Les oreilles à pavillon des mammifères:
Les oreilles des mammifères (sauf les mammifères marins) ont l'avantage de posséder un pavillon qui recueille davantage les sons qui se dirigent dans le conduit auditif jusqu'au tympan : cela renforce l'audition. Si nous agrandissons le pavillon de notre oreille avec notre main, nous entendons mieux.
Le pavillon atteint des proportions importantes chez le fennec (renard des sables), les diverses espèces de chauves-souris et l'éléphant. La plupart des mammifères peuvent orienter leurs pavillons d'oreilles pour mieux situer et entendre les sons qui les intéressent.
Des mammifères sensibles aux ultrasons:
Bien que les dauphins et les marsouins ne possèdent pas de pavillon à leurs oreilles, des expériences ont montré qu'ils différencient bien les sons qu'ils entendent. Ils perçoivent même les ultrasons.
C'est aussi le cas du chat et du chien. On a dressé des chiens policiers à obéir au signal de sifflets à ultrasons que les hommes ne peuvent percevoir.
La chauve-souris perçoit l'écho des cris très aigus qu'elle émet. Cela lui permet de se diriger la nuit en distinguant les obstacles et les proies.
VOIR (retour sommaire)
Rares sont les animaux totalement aveugles:
La taupe n'est pas aveugle, même si elle voit peu. Par contre, dans les cavités souterraines, dans certains grands fonds marins où ne pénètre aucune lumière, il existe des animaux (certaines espèces d'insectes, de crevettes, de salamandres ou de poissons) ne possédant aucun organe qui leur permettrait de voir.
Des cellules sensibles à la lumière:
Les mollusques bivalves perçoivent la lumière par des cellules spéciales du bord de leur chair. Ce qui ressemble à de petites perles qui bordent la chair de la coquille Saint-Jacques lui servent d'yeux. Evidemment, cela ne leur permet que de différencier la lumière de l'obscurité.
L'escargot possède ces cellules au bout de ses tentacules du haut, le ver de terre tout au long de son corps. L'anguille en porte sur la peau de sa queue et cela lui permet de percevoir si son long corps est caché en totalité.
Un oeil primitif appelé "ocelle":
Il s'agit d'un repli de peau, rempli d'une gélatine faisant loupe et renvoyant une image sur le fond, garni de cellules sensibles à la lumière. Cet oeil rudimentaire ne permet qu'une vision floue.
Les chenilles ne possèdent que des ocelles. Devenues papillons, elles possèderont aussi des yeux à facettes.
Beaucoup d'araignées possèdent 6 ou 8 ocelles, ce qui leur permet de voir tout autour d'elles, mais assez mal.
L'oeil à facettes : une grappe de petits yeux:
La plupart des insectes possèdent, généralement en plus de leurs petites ocelles, de gros yeux globuleux à nombreuses facettes. Les crustacés aussi et ils les portent parfois au bout d'un appendice allongé, comme le crabe ou le homard.
Chaque oeil à facettes est composé d'un grand nombre de petits tubes fournissant chacun une image minuscule. Il y a 5 000 facettes sur un oeil d'abeille et jusqu'à 30 000 sur un oeil de libellule. C'est dans le cerveau de l'animal que les informations de cet ensemble de petits écrans lumineux se transforment en une seule image.
Les yeux des vertébrés:
Chacun des deux yeux des vertébrés est formé d'une lentille transparente (le cristallin) qui renvoie l'image au fond de l'oeil, sur un petit écran (la rétine) où des milliers de cellules sensibles transmettent au cerveau les sensations de lumière et de couleurs qu'elles reçoivent.
Un muscle rétrécit plus ou moins l'entrée de la lumière par le trou noir de la pupille pour éviter l'éblouissement ou, au contraire, l'agrandit pour permettre la vue dans la pénombre. De nombreux animaux ont les pupilles rondes. Chez les chasseurs nocturnes, comme la chouette, elles s'élargissent au maximum la nuit pour recevoir la moindre lumière.
Chez le chat, les pupilles forment un ovale très fin en plein jour et s'arrondissent quand arrive la nuit. Chez certains serpents, les pupilles se referment en minces fentes. De même chez le requin et la pieuvre (car, bien que n'étant pas des vertébrés, certains mollusques comme la pieuvre et la seiche possèdent des yeux analogues à ceux des vertébrés).
Pour voir net de près comme de loin (retour sommaire)
Perfectionnement supplémentaire chez beaucoup d'animaux, la lentille du cristallin se bombe plus ou moins pour assurer la netteté de l'image d'un objet proche ou lointain. Cela s'appelle l'accommodation.
Les poissons qui ne peuvent modifier la forme de leur cristallin, l'écartent plus ou moins de la rétine (comme on fait pour la mise au point d'un appareil photo ou des jumelles). Recherchant des insectes volant à la surface de l'eau, les poissons de surface, comme la truite, comptent plus sur leur vue que sur leur odorat. Cela permet au pêcheur de les attraper avec un leurre (hameçon déguisé en mouche) plutôt qu'avec un appât vivant, nécessaire avec les poissons du fond qui se repèrent surtout à l'odorat.
Champions de la vue, les oiseaux:
Les oiseaux ont les yeux comparativement plus gros que tous les autres vertébrés (l'oeil d'une autruche est 4 fois plus gros que celui d'un cheval). Cette différence de grosseur s'accompagne d'un plus grand nombre de cellules sensibles au fond de la rétine (8 fois plus par unité de surface chez l'épervier que chez l'homme), ce qui explique en partie l'excellente vue de la plupart des oiseaux.
Problèmes particuliers de vision (retour sommaire)
On ne voit pas dans l'eau comme dans l'air:
Les rayons lumineux ne se propagent pas dans l'eau comme dans l'air. Si l'on plonge dans l'eau le bout d'un bâton, vu de l'extérieur, il paraît brisé. Pour voir sous l'eau comme en surface, les plongeurs sous-marins doivent porter un masque ou des lunettes étanches, conservant une couche d'air devant leurs yeux.
Les yeux plats des poissons voient correctement dans l'eau mais deviennent myopes hors de l'eau.
Les grenouilles, et certains poissons qui grimpent sur les racines d'arbres des marais, ont des yeux globuleux améliorant leur vue hors de l'eau.
Une visée décalée pour les oiseaux pêcheurs:
Le héron a la tête hors de l'eau quand il pêche. S'il donnait un coup de bec là où il voit un poisson, il taperait à côté de sa proie. L'oiseau corrige sa visée en pointant son bec, non sur l'image qu'il voit, mais sur l'endroit où il sait que se trouve réellement le poisson.
Une rétine doublée permettant de mieux voir dans la nuit:
Parfois, dans la nuit, les phares d'une voiture rencontrent les yeux d'un animal (chat, renard ou autre) qui paraissent soudain lumineux. Voici l'explication : certains animaux possèdent, derrière la rétine, une autre membrane faisant miroir. De ce fait, les rayons lumineux qui ont déjà traversé la rétine et excité ses cellules sensibles, sont renvoyés vers l'avant et viennent à nouveau les exciter. Même dans une faible lumière, les animaux possédant cette particularité peuvent voir correctement. Cela leur permet de chasser la nuit.
La vision des couleurs (retour sommaire)
Sur la rétine, certaines cellules sensibles, les bâtonnets, différencient seulement la luminosité et l'ombre pour une vision en noir et blanc. D'autres cellules, les cônes, perçoivent les couleurs.
Parce qu'il leur manque certains cônes, il arrive que des humains ne puissent percevoir la différence entre certaines couleurs (souvent le vert et le rouge); cette petite anomalie s'appelle le daltonisme.
Les oiseaux et les singes distinguent généralement bien les couleurs. Par contre, par absence de cônes, beaucoup de mammifères ne peuvent voir qu'en noir et blanc (comme le rat), avec quelques taches colorées pour certaines espèces (uniquement le jaune pour le hérisson, par exemple).
La vision de certaines couleurs invisibles pour l'homme:
De même que quelques animaux perçoivent des sons que nous n'entendons pas, certains perçoivent des couleurs que notre oeil ne peut voir.
Un rayon de soleil semble incolore. Pourtant, s'il traverse un prisme (par exemple, le bord d'un miroir biseauté), il se décompose en bande colorée allant du rouge au violet, en passant par l'orangé, le jaune, le vert et le bleu. Du moins, notre oeil ne perçoit que ces couleurs. Au-delà du violet, il existe pourtant des rayons ultra-violets qui nous éblouissent (par exemple, quand le soleil traverse les nuages), qui font bronzer notre peau et peuvent provoquer des coups de soleil.
Beaucoup d'insectes ne voient pas la totalité de nos couleurs mais perçoivent les ultra-violets. Une abeille voit le bleu et le vert et non le rouge mais, pour elle, le coquelicot est visible à cause des ultra-violets qu'il renvoie, de même qu'un bon nombre de fleurs qui nous paraissent simplement blanches.
Distinguer la lumière polarisée:
Au bord de l'eau, nous avons du mal à voir ce qui se passe au fond, à cause des reflets de lumière sur la surface. De même, nous pouvons être éblouis par la lumière renvoyée par une vitre ou un miroir. Cette lumière indirecte est pourtant différente de la lumière directe, on dit qu'elle est polarisée, mais notre oeil ne sait pas faire la différence. Seuls des verres spéciaux, appelés polarisés, peuvent éliminer pour nous les reflets.
Certains animaux, notamment beaucoup d'insectes, savent distinguer la lumière polarisée, renvoyée par exemple par les gouttelettes des nuages. Cela les aide bien pour voir le soleil, même à travers des nuages épais, et ils peuvent s'orienter grâce à lui.
Tous les yeux ne voient pas les mêmes images (retour sommaire)
Le champ visuel:
L'oeil peut voir droit devant mais aussi sur les côtés. Selon sa forme, il peut découvrir un espace plus ou moins large. Par exemple, quand nous regardons à travers un tube, notre champ de vision est moins large.
Un oeil globuleux possède ainsi un champ visuel plus large qu'un oeil enfoncé dans la tête. La grenouille perçoit tout autour d'elle.
Beaucoup d'animaux qui se nourrissent en broutant l'herbe (cerf, antilope, zèbre), ont les yeux éloignés du museau et placés de telle façon qu'ils permettent à l'animal de voir ce qu'il broute, tout en guettant au loin l'arrivée d'un éventuel agresseur. L'écureuil qui a les yeux sur les joues repère facilement ses ennemis.
La vision binoculaire:
Chacun des deux yeux ne perçoit pas la même image. Il suffit pour le vérifier de fermer tour à tour un oeil en prenant comme repères des objets proches.
La comparaison des deux images par le cerveau permet de percevoir le relief (que ne montre pas une simple photo) et d'apprécier les distances. Cela s'appelle la vision binoculaire.
Certains animaux (c'est le cas de nombreux poissons et oiseaux) ont les yeux placés de chaque côté de la tête. Ils n'ont pas ou peu de vision binoculaire. Chaque oeil fournit une image très différente de l'autre. A cause de l'emplacement de ses yeux, le rhinocéros ne peut voir que sur les côtés et pas devant lui.
En revanche, certains yeux peuvent couvrir un champ visuel large, parfois tout autour de leur tête, comme chez la bécasse.
Le caméléon peut même orienter chaque oeil différemment, l'un guettant une proie pendant que l'autre veille à un éventuel danger.
A l'inverse, d'autres animaux (comme les singes) ont les yeux devant la tête et possèdent une vision binoculaire importante, avec un champ visuel plus étroit.
Des champs visuels différents pour les prédateurs et pour les proies:
On devine l'avantage que représente pour les prédateurs le fait de voir nettement devant, en appréciant bien les distances. Les rapaces et les mammifères carnassiers possèdent des yeux rapprochés, une bonne vision binoculaire mais avec un champ visuel restreint.
Pour les proies au contraire, il est surtout important de voir arriver le danger de toutes les directions. Les mammifères herbivores et la plupart des oiseaux ont les yeux de chaque côté de la tête, avec un large champ visuel mais une faible vision binoculaire.
Le mouvement compte parfois plus que la forme:
Au cours de certaines expériences avec des oiseaux, on s'est aperçu que la même silhouette peut provoquer la peur de l'animal quand elle bouge dans une direction (si elle ressemble alors à un prédateur) mais le laisse sans réaction quand elle se déplace dans l'autre sens (si elle est perçue comme un animal inoffensif). De même, la vue d'un prédateur ne déclenche pas la même réaction, si sa démarche montre qu'il est repu après avoir mangé ou, au contraire, affamé.
Récapitulation (retour sommaire)
Lexique (retour sommaire)
Accommodation : modification de la forme du cristallin de l'oeil permettant de voir net tantôt loin, tantôt près.
Antennes : appendices situés sur la tête d'un crustacé ou d'un insecte et sensibles aux odeurs et aux vibrations.
Bâtonnets : cellules sensibles du fond de l'oeil permettant de voir en noir et blanc.
Champ visuel : largeur plus ou moins étendue de l'image perçue par l'oeil.
Cônes : cellules sensibles du fond de l'oeil permettant de percevoir des couleurs.
Cristallin : organe transparent faisant office de loupe à l'avant de l'oeil.
Facettes : minuscules yeux réunis pour former l'oeil de l'insecte ou du crustacé.
Lumière polarisée : reflet de lumière indirecte que seuls certains animaux peuvent différencier de la lumière directe.
Ocelle : oeil très simple, permettant une vision assez floue.
Odeur : substance diffusée dans l'air ou l'eau et perçue par l'odorat.
Oreille : organe sensible aux sons.
Pavillon : partie externe de l'oreille des mammifères.
Pupille : ouverture dans l'iris coloré laissant pénétrer plus ou moins de lumière vers le fond de l'oeil.
Rétine : couche de cellules sensibles qui tapisse le fond de l'oeil.
Saveur : substance perçue par les organes du goût situés dans la bouche et le nez.
Toucher : sensibilité de la peau permettant de percevoir la forme, la dureté, la chaleur des objets touchés.
Tympan : membrane tendue qui vibre sous l'effet des sons et les transmet aux cellules sensibles de l'oreille.
Ultrason : son très aigu que l'oreille humaine ne peut entendre.
Ultraviolet : couleur se situant au-delà du violet dans les couleurs de la lumière solaire décomposée par un prisme; elle est invisible par l'oeil humain.
Vibration : mouvement rapide et régulier qui peut se transmettre dans l'air, l'eau et les matières solides.
Vision binoculaire : Combinaison dans le cerveau des deux images différentes perçues par les deux yeux, ce qui permet de voir le relief et l'éloignement relatif des objets aperçus.
Pour vérifier qu'on a bien retenu ce qui était raconté, choisir les bonnes réponses en notant par exemple: 11: a, c, d, f. Les reponses exactes sont écrites à la fin.
1 - Quels animaux sentent bien les odeurs?
a) le merle?
b) le brochet?
c) le chien?
d) l'hirondelle?
e) la coquille Saint-Jacques?
f) l'anémone de mer?
2 – Quels animaux sentent avec leurs antennes?
a) la grenouille?
b) la langouste?
c) le papillon?
d) le chat?
e) la chauve-souris?
f) le crabe?
3 – Quelles femelles lèchent leurs petits à la naissance?
a) la chienne?
b) la mésange?
c) la brebis?
d) la grenouille?
e) la lionne?
f) la vipère?
4 – Dans quoi les sons peuvent-ils se transmettre?
a) l'oxygène?
b) le bois?
c) le vide?
d) l'eau?
e) le fer?
f) le gaz carbonique?
5 – Quels animaux possèdent des oreilles à pavillon?
a) le poisson?
b) le lézard?
c) le lapin?
d) la chenille?
e) la chauve-souris?
f) la grenouille?
6 – Quels animaux possèdent des yeux à facettes?
a) la chenille?
b) la chèvre?
c) la mouche?
d) la sauterelle?
e) l'autruche?
f) l'abeille?
7 – Quels animaux voient bien la couleur rouge?
a) le rat?
b) l'abeille?
c) le singe?
d) le merle?
e) la taupe?
f) la cigogne?
1: b, c, e, f – 2: b, c, f – 3: a, c, e – 4: a, b, d, e, f – 5: c, e – 6: c, d, f – 7: c, d, f.