- Bienvenue dans le site de Paul Le
Bohec.
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-
« L'école, réparatrice de destins »:
débat à l'IUFM - Rennes
- samedi 03 mai 2008
- La FSU 35, le groupe
départemental ICEM-Pédagogie Freinet et la librairie
Planète Io organisent une conférence-débat,
mercredi 7 mai, à 17 h 30 à l'IUFM de Rennes, amphi
Malaguti, autour de l'ouvrage de Paul Le Bohec «
L'École, réparatrice de destins » - Post-face
de Philippe Meirieu (Ed l'Harmattan).
-
- « Cette initiative revêt une
actualité toute particulière puisque l'auteur, en
nous retraçant avec une verve roborative, une trajectoire
professionnelle entièrement vouée à la
promotion d'une école publique exigeante et
créative, prend l'exact contre-pied des réformes
gouvernementales qui minent le Service public d'éducation,
souligne le syndicat.
-
- « Car le parcours
pédagogique de Paul Le Bohec, à l'aune de sa
rencontre avec Célestin Freinet, l'a convaincu que
l'accès des élèves à une expression
écrite et orale libre dans les différents langages
(mathématique, artistique, corporel etc.), riche de sens au
sein d'un « groupe coopératif », est une
clé pour l'émancipation des individus. À
l'opposé exact de la conception mécaniste des
apprentissages qui anime les nouveaux programmes Darcos pour
l'enseignement primaire, rejetés par l'immense
majorité des professeurs d'école. »
- http://www.ouest-france.fr/2008/05/03/rennes/-L-ecole-reparatrice-de-destins-debat-a-l-IUFM-53587312.html
-
article paru dans Les cahiers Pédagogiques
- www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=3710
- 4 mai 2008
- Recension parue dans le N°463 de
mai 2008
- L'école
réparatrice de destins?
- Sur les pas de la méthode
Freinet
- Paul Le Bohec, édition
L'Harmattan, postface de Philippe Meirieu
- -
- « Pourquoi les poules sont des
poules et non pas des vaches? »
- Ainsi va Paul Le Bohec dans sa vie,
posant des questions là où les autres acceptent les
réponses.
- La forme illustre le propos: le
foisonnement de l'écriture, un petit côté
chaotique, inachevé, sont à l'image du foisonnement
de la vie et de la pratique de l'auteur. Cet homme-là n'a
jamais été un donneur de leçon, son livre
n'est pas « un précis de pédagogie Freinet
». On serait d'ailleurs bien en peine de le classer dans un
genre.
- C'est, tout d'abord, à la fois
une autobiographie et une réflexion sur l'autobiographie.
Le livre suit le fil chronologique de la longue carrière
d'instituteur adjoint, ses débuts à Gevezé en
Île et Vilaine en 1941, sa rencontre quasi fortuite avec les
idées de Freinet, son épanouissement et son
émancipation à Trégastel pendant vingt ans,
son parcours de militant atypique du mouvement de l'école
moderne, son retour à Rennes dans les années
soixante-dix comme enseignant à l'IUT «
carrières sociales ». Il se termine par une
série de chapitres qui rendent compte des liens, de
l'activité et de la correspondance intense qu'il entretient
depuis son départ à la retraite. Mais ce fil
chronologique est constamment lâché quand
l'évocation d'un événement appelle un
souvenir, suscite une association ou une proposition. Le
récit de vie professionnelle qui s'en dégage fait
entrer le lecteur dans la complexité. Les
événements biographiques liés à
l'enfance, au mariage, au contexte historique et politique
(l'occupation, mai 1968), aux mutations d'une école
à l'autre, interviennent dans le récit sans pour
autant procéder de l'illusion biographique. Entre hasard et
nécessité, le « destin » de Paul Le Bohec
échappe aux déterminismes, « personne,
écrit-il, ne peut lui indiquer son chemin parce qu'il n'y a
pas de chemin préalablement dessiné ». Nulle
téléologie donc, et surtout pas celle de la «
volonté » de se « construire un destin » si
présente dans d'autres récits de vie d'enseignants.
C'est sans doute cette relation au temps qui lui permet de vivre
le présent comme une source intarissable de possibles et
d'être toujours tourné, dans la
fidélité à lui-même, vers
l'émancipation sans rupture. Lorsqu'il se tourne vers
l'autobiographie en formation à travers la co-biographie
par correspondance, c'est pour autoriser ceux qu'il accompagne
dans ce travail à se dégager à leur tour des
contraintes pour exprimer leur créativité.
- C'est ici l'autre objet de l'ouvrage:
Paul le Bohec nous donne une leçon de
créativité et de liberté pédagogique,
sans prêche, sans prosélytisme. Car si la
liberté ne s'enseigne pas, dans son cas elle est
contagieuse. Sa première audace, et non la moindre,
consiste à s'engager « sur les pas de la
méthode Freinet » qu'il utilise pour libérer sa
pratique des contraintes de l'enseignement classique. Et il
participe au développement des outils de la
pédagogie moderne. L'invention du « planning lancement
» (seul outil d'évaluation qu'il évoque dans
l'ouvrage parce que ce qui le préoccupe c'est
l'apprentissage et non sa mesure) l'engage à une nouvelle
audace. Bientôt il ose s'émanciper des «
incontournables freinétistes » (imprimerie,
correspondance, coopérative) pour libérer du temps
et de la créativité. Il se fait alors l'inlassable
explorateur de la « méthode naturelle » qu'il met
à toutes les sauces: écriture, mathématique,
dessin, musique: « Tout est possible, on ne recule devant
rien! » Paul le Bohec invente sans cesse des outils qui
libèrent l'expression et invitent à l'exploration,
ainsi l'ingénieuse et simplissime « cage à fil
» qui ouvre ses élèves de cours
élémentaire à la géométrie dans
l'espace. Inventez, explorez, dit-il et vous aurez « le
perfectionnement technique en bénéfice secondaire
»: pour apprendre à lire: écrire, pour
apprendre à calculer : inventez des opérations
nouvelles... Pour autant ce pédagogue autodidacte est loin
d'être naïf ni rétif au théorique comme
en témoigne sa correspondance avec Freinet dont il publie
de belles pages, et les citations qui émaillent ses
commentaires tel cet aphorisme de Bachelard qui s'applique si bien
à la pratique de Le Bohec: « Si la science
théorise il faut qu'elle expérimente, si elle
expérimente il faut qu'elle théorise. » Comme
tout inventeur, ce franc tireur cultive le sens du collectif et
cite Popper: « Les conditions de la méthode critique
sont sociales et non individuelles ».
- L'ouvrage, publié dans
l'excellente collection que dirige Gaston Pineau, souffre des
inévitables imperfections éditoriales liées
au mode de travail de L'Harmattan. L'emploi de l'expression «
méthode Freinet » dans le sous-titre pose
problème parce que cette formule fige ce qui, dans
l'ouvrage, est toujours en mouvement. L'auteur s'en explique sur
son site. Le titre interroge également. L'école
peut-elle réparer les destins? Oui, répond Paul Le
Bohec: voyez les histoires de Rémi, de Christian, Francis,
Loïc, et aussi celle de Paul lui-même! Paul le Bohec
affirme la fonction émancipatrice de l'école et
montre à quelles conditions cette fonction peut
s'épanouir. Dans ce livre, il n'est jamais question
d'orientation, d'égalité des chances, ni même
de réussite scolaire: permettons à l'humanité
d'éclore en chaque enfant, le reste viendra « en
bénéfice secondaire »!
- Yannick Mével
- www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=3710
-
À 86 ans, Paul,
l'instituteur, enseigne encore.
- Ouest-France publie un portrait de Paul
Le Bohec dans un article du 20/2/8.
- Paul Le Bohec a passé toute sa vie en Bretagne. Il
réside actuellement à La Mézière,
près de Rennes. : Philippe Renault
- Paul Le Bohec se définit comme un
hérétique. Instituteur, disciple de Freinet, il
s'est ensuite émancipé. Aujourd'hui, à 86
ans, il se raconte.
- Paul Le Bohec ne s'encombre pas de protocole. D'emblée,
il tutoie. Cet enseignant a passé sa vie à
l'école. Pourtant, enfant il s'y est senti «
immergé dans l'ennui jusqu'à la pointe des cheveux !
» Plus tard, à l'école normale, il se met
« en réserve de la République. » Rebelle,
il se soustrait aux obligations, travaille sur les sujets qu'il
choisit. Têtu, il a toujours refusé la routine.
« J'ai bénéficié de circonstances
favorables quand j'ai pris mon premier poste à
Gévezé, près de Rennes, dans une école
sans directeur, le 1er septembre 1940. J'y ai créé
ma pédagogie, introduit le texte libre. Je n'ai plus jamais
été seul. J'étais avec les enfants. »
- Gévezé, Orgères, en Ille-et-Vilaine,
Langourla et Trégastel, dans les Côtes-du-Nord,
où il restera vingt-trois ans. Avant d'être
coopté pour intégrer l'IUT carrières sociales
de l'université Rennes 1. Dans une ambiance
post-soixante-huitarde, souffle un vent de liberté qui
n'est pas pour déplaire à l'enseignant qui,
dès le début, savait qu'il n'apprendrait pas
à obéir.
- À 86 ans, ce fils de cheminot breton qui a grandi dans
le quartier sud gare de Rennes, dans une famille rassurante «
et qui avait du punch », a décidé de raconter
sa vie d'enseignant. L'école réparatrice de destins
? (L'harmattan) fourmille d'anecdotes de vie de classe
édifiantes et truculentes : « J'ai beaucoup de
mémoire, j'ai revécu chaque instant. »
- Très vite, Paul le Bohec se coule dans les idées
de Célestin Freinet, un pédagogue français,
qui, au XXe siècle, a inventé une méthode
d'enseignement. « Un génie », dit-il, avec qui il
correspond pendant une dizaine d'années. Dans sa classe,
où il accueille les enfants de 6 à 9 ans, il porte
l'accent sur le développement des langages. Paul Le Bohec a
recours à la méthode naturelle, l'expression
création en partant de la production des enfants. Tout
comme son épouse, institutrice aussi. Pourtant en 1966, le
disciple dissipé prend son indépendance et, tout en
restant fidèle, s'affranchit du maître Freinet :
« en maths, on nous demandait de former des
mathématiciens et non plus des calculateurs. Il fallait se
désengluer du réel. »
- Toute sa vie, Paul Le Bohec a expérimenté,
bûché. Pour satisfaire le désir de
réussite de son père et puis en pensant à son
frère, de six ans son cadet : « Alors que j'allais
entrer au cours complémentaire, mon père a
décidé de nous envoyer mon frère
aîné et moi en pension. » Le jour de la
rentrée, le père et ses trois fils prennent le train
pour déposer les grands à l'école. La voix de
Paul Le Bohec s'étrangle : « Sur le quai de la gare,
mon jeune frère n'avait pas compris que l'on allait
être séparé. Il s'est accroché à
moi en hurlant mon nom. En vain. Mon père l'a monté
de force dans le train, pour rentrer à la maison.
J'étais paralysé. Encore aujourd'hui, ça me
serre le coeur... » Pour Paul Le Bohec, l'enseignant est un
fournisseur d'amorces « pour libérer les enfants, les
armer pour qu'ils aient des chances d'être plus heureux tout
au long de leur vie. » C'est l'histoire de cet enfant qui
guérit son bégaiement, de Rémi, dyslexique,
qui tient en haleine ses camarades...
- Paul Le Bohec l'assure : jamais de doute. Ni de
problèmes avec les inspecteurs... L'inverse n'est
peut-être pas vrai ! Dans sa classe, « on rigolait
beaucoup. » Gamin, avec ses copains, le petit Paul
n'était pas leader : « Pour me faire remarquer,
j'étais prêt à rendre service ou à
faire rire. » Plus tard, il navigue toujours entre
l'extrême fantaisie et l'extrême sérieux et
milite « pour que les enfants vivent leur vie d'enfant
». En publiant son livre, Paul Le Bohec s'attendait bien
à des « C'était bon de ton temps... Les enfants
sont différents... Tu n'es plus dans le coup. » Il
riposte : « Je me suis toujours appuyé sur la nature
de l'être humain. Elle, ne change pas. » Paul Le Bohec
a toujours eu des élèves ravis de venir à
l'école : « Aujourd'hui, les gosses pourraient
être plus heureux et apprendre davantage. Ils ne sont pas
bloqués mais encombrés sans doute par davantage de
mal-être. Ces techniques d'expression libre sont de plus en
plus d'actualité. »
- Paul Le Bohec, qui ne s'est jamais soucié de progresser
dans la hiérarchie, touche une retraite d'instituteur
adjoint depuis trente ans. Mais, comme il dit, « je ne suis
pas en retraite car je n'ai finalement jamais été en
activité. » Encore aujourd'hui, inépuisable, il
s'implique dans le réseau Freinet, participe à la
co-formation.
- Il écoute le débat sur la lecture : « Ceux
qui sont pour la méthode globale se trompent, ceux qui sont
pour la méthode syllabique aussi. La lecture n'est pas de
première importance. C'est l'écriture qui compte.
Quand on commence à écrire, on commence à
penser. Lire, c'est être au courant des idées des
autres. Écrire, c'est construire sa propre pensée.
»
- Agnès LE MORVAN
- L'école réparatrice de destins ? Sur les pas de
la méthode Freinet, de Paul Le Bohec, édition
L'Harmattan, postface de Philippe Meirieu, 255 pages, prix public
: 23 ¤.
- www.ouest-france.fr/a-86-ans-Paul-l-instituteur-enseigne-encore-/re/actuDet/actu_3639-565328------_actu.html
-
article paru dans Le café Pédagogique
- http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/laclasse/Pages/2008/89_PaulLeBohec.aspx
- le 15 janvier 2008
- Les leçons
d'humanité de Paul Le Bohec
- Retenez ce nom : Paul Le Bohec. De lui,
Philippe Meirieu écrit : "J'aurais vraiment aimé
découvrir cet ouvrage de Paul Le Bohec bien plus tôt.
Il m'aurait infiniment aidé aussi bien dans mon travail de
recherche que dans mes pratiques d'enseignant". C'est que Paul Le
Bohec est d'abord un infatigable chercheur, un libre
expérimentateur permanent en matière de
pédagogie.
- -
- Nommé instituteur durant la
seconde guerre mondiale, il tombe un peu par hasard sur les
ouvrages de Freinet. S'en suit des dizaines d'années de
correspondances et de confrontation avec le maître. Car Paul
Le Bohec est un Freinetien convaincu. C'est à dire que
c'est d'abord un esprit libre, capable d'imaginer ses propres
solutions et de s'écarter de la doxa du maître quand
il l'estime nécessaire. Il remet en question le journal, le
conseil, la coopérative mais garde jalousement ses
techniques d'expression. " Je n'ai pas toujours suivi Freinet
parce que la vie avait changé", nous écrit, dans un
mail, à 86 ans, P. Le Bohec. "Par exemple, lors de
l'apparition des maths modernes, j'ai compris qu'on ne nous
demandait plus de former des calculateurs, mais des
mathématiciens .Cela changeait la donne. Il fallait se
désengluer du réel alors qu'il était à
la base des conceptions de Freinet. Ce qui lui avait permis, en
son temps, de faire effectuer un pas considérable à
la pédagogie".
- -
- Impossible ici de retracer 60
années d'enseignement, de recherche où P. Le Bohec
s'est dévoué à faire progresser les 6
&endash; 9 ans en misant sur les activités d'expression. Le
rôle de l'enseignant ? Accoucheur d'enfants ! " Le
"freinétien" est dans cette situation" nous dit-il" "le
chaos existe en l'enfant. Il faut en faire un monde et
réduire ses pulsions à des formes
élégantes afin de lui permettre de retirer un
maximum de bénéfices de sa trajectoire
particulière de vie".
- -
- Voilà un livre à
méditer. Pour la leçon d'histoire des mouvements
pédagogiques qu'il nous donne. Mais aussi pour la
leçon d'humanité .qu'il partage avec nous.
Offrez-vous cette rencontre avec P. Le Bohec !
- P.Le Bohec, L'école
réparatrice de destins, L'Harmattan, 2007.
- F. Jarraud
- http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/laclasse/Pages/2008/89_PaulLeBohec.aspx
-
Ouverture du forum Méthode naturelle
article de Bernard Collot dans Le
nouvel éducateur.
1 décembre 2007
- de philippe.ruelen
- Le 27/11/07, Bernard.Collot
<bernard.collot1@orange.fr> a écrit :
- C'est bien Paul qui apparaît enfin
et non plus comme simple disciple de
Célestin.
- Un livre de maître (pas que
maître d'école !)
- -
- Le temps des disciples est un temps
révolu !
- Oui, Paul a marqué, marque et
marquera le mouvement par son apport au niveau de l'expression et
de la création.
- Mais, Bernard Collot est bel et bien
celui qui a prolongé le mouvement en allant plus loin
encore dans l'approche systémique, approche opposée
au déterminisme.
- Un jour, de passage dans son
école où le GEM01 se réunissait, un directeur
d'une école d'application à quelques mois de la
retraite nous disait : "le plus dur est de durer".
- Comment "durer" dans le métier ?
Contrairement au déterminisme qui conduit à un
état figé, stable finissant par être ennuyeux
pour l'instit, l'approche systémique permet
d'accroître sans cesse le niveau de complexification du
système ..... la question n'ayant alors plus de sens
... une de plus ....
- --
- Philippe Ruelen, 10 chemin de Cozance
01500 Douvres, 04 74 34 67 50
- Ecole de Saint Sorlin en Bugey (5
classes, la mienne : 6 CE1 - 6 CE2 - 11 CM1)
http://ecole.marelle.org/stsorlin/
- Site perso -
http://philippe.ruelen.free.fr/
- -
- C.R.E.P.S.C .
- http://marelle.org
- Vers une école du 3ème
type - http://3type.marelle.org
-
27 novembre 2007 aux listes icem et freinet
- Bonjour,
- De nouveaux livres à lire
...
- Sur le site de l'ICEM : Accueil -
Actualités - À lire
- http://www.icem-pedagogie-freinet.org/travail-cooperatif/espace_organisation/actu/livres/l-ecole-reparatrice-de-destins
- Amitiés
- Catherine Chabrun
-
27 novembre 2007
- Et le livre de Paul Le Bohec ? Qui
l'a lu ?
- Moi pas encore
- Monique Quertier
-
27 novembre 2007
- de Bernard Collot
- Et le livre de Paul Le Bohec ? Qui
l'a lu ?
- Moi ! évidemment !
- "J'aurais vraiment aimé
découvrir cet ouvrage de Paul Le Bohec bin plus tôt.
Il m'aurait infiniment aidé, aussi bien dans mon travail de
recherche que dans mes pratiques d'enseignant, dans mon
activité militante que dans mes engagements politiques.
Paul Le Bohec, tout d'abord, m'aurait libéré d'une
vision trop dogmatique de la pédagogie coopérative
et du mouvement initié par Célestin Freinet "
Philippe Meirieu dans la postface.
- Je n'ai jamais eu d'admiration pour
Meirieu qui, à mon sens, n'a jamais vraiment bien compris
vers quoi nous poussions. Et bien ça y est ! il vient de
commencer à comprendre ! Il a fallu le bouquin de Paul pour
ça !
- C'est un pavé. Mais il fallait un
pavé pour extirper d'une complexité qui s'est
construite puis décantée au quotidien pendant
plusieurs décennies, la simplicité
éblouissante de nouvelles pistes qui prolongent bien loin
la PF. Un seul reproche à Paul : il sous-titre son livre
"sur les pas de la méthode freinet", il aurait dû le
sous-titrer : "dans le prolongement de le pédagogie
Freinet" ! C'est bien Paul qui apparaît enfin et non plus
comme simple disciple de Célestin. Un livre de
maître (pas que maître d'école !)
- A lire en prenant son temps, en
méditant et en oubliant le mauvais travail d'édition
de L'Harmattan.
-
27 novembre
- de Paul le bohec
- To: Bernard.Collot
- Cc: 'Liste Freinet' ; 'Liste ICEM' ;
'Catherine Chabrun'
- Sent: Tuesday, November 27, 2007 4:28
PM
- Subject: Re: [ICEM:] A lire
- -
- Bernard, (ou Monique) Je te remercie
pour la présentation que tu as faite de mon ouvrage. En ce
qui concerne le titre, il y a eu quelque difficulté.
L'éditeur voulait mettre :" Sur les pas de Freinet", ce qui
correspondait exactement à la réalité, mais
je lui ai signalé que cette formule venait d'être
utilisée pour présenter le livre qui relatait le
parcours de Pierre Guérin. L'éditeur a mis :
"sur les pas de la méthode Freinet", alors que Freinet
disait toujours qu'il n'avait pas construit une méthode. Et
déjà ,certains copains ont bien l'intention de
repréciser les choses. Moi aussi, au début, je
râlais également quand on parlait de
mathématiques naturelles au lieu de méthode
naturelle de mathématiques. Mais c'est la mauvaise formule
que s'est imposée dans les esprits.C'est également
la formule "la méthode Freinet" qui est la plus
fréquente dans le public.
- L'essentiel, c'est ce que l'on met en
dessous.
- Les Italiens font plus fort. J'ai beau
leur dire que ma formule, c'est : "On voudrait ne devoir son
savoir qu'à soi seul", ils disent : "On ne devrait devoir
son savoir qu'à soi seul.", ce qui est à
l'opposé. Mais ce qui compte, c'est ce que l'on met
exactement sous la formule
-
27 novembre 2007
- de Philippe Lamy
- Oui Monique, un pavéÉ à
balancer dans la mare, ou dans la gueule de qui vous voulez. Il
est des livres, comme des rencontres, qui marquent. Celui de
Bernard Collot et le « 3ème type » puis
maintenant celui de Paul. Le point commun, la
Créativité libératrice, la liberté de
créer, d'explorer, d'être soi parmi les autres car en
se libérant soi on libère les autres et lycée
de Versailles.
- Philippe Lamy
-
27 novembre 2007
- d'Henry Landroit
- Je suis assez d'accord avec
Bernard.
- Cher Paul, j'espère que tu nous
lis.
- Le mot "méthode"m'a
dérangé. Je me bats depuis belle lurette pour que
l'on parle de "pédagogie Freinet" et non de "méthode
Freinet".
- Et récemment encore, mes yeux
tombent sur le livre d'Élise "Naissance d'une
pédagogie populaire", avec en sous-titre :
"(méthodes Freinet)", cette fois au pluriel.
- À mon sens, l'on ne devrait
garder que deux appellations : "techniques Freinet" (puisque c'est
ainsi que lui-même et les premiers adhérents les
appelaient) et "pédagogie Freinet", dénomination
apparue, si je ne me trompe au congrès de Tours en 1964,
deux ans avant sa mort.
- Or il me parait qu'une méthode
s'applique plutôt à un aspect sectoriel de
l'éducation (la méthode Cuisenaire, la
méthode naturelle de lecture, etc.) tandis que la
pédagogie est plus transversale, c'est à la limite,
un ensemble cohérent de méthodes qui s'appliquent
à tous les champs de l'activité scolaire.
- Encore une remarque : j'ai toujours
regretté, dans mon travail de militant, qu'il soit fait
référence au nom d'un pédagogue, si
grand soit-il.
- Ce fut le cas pour Decroly, Steiner et
d'autres. J'aurais préféré "pédagogie
de l'école moderne" ou quelque chose du genre (surtout pas
nouvelle ni active, comme Freinet l'a démontré dans
la BEM Moderniser l'école : "Nous disons bien École
moderne et non École nouvelle parce que nous insistons
beaucoup moins sur l'aspect nouveauté que sur celui
d'adaptation aux nécessités de notre
siècle..." et dans l'Éducateur technologique, en
1965 : "Nous éliminons volontiers de notre pédagogie
le mot de nouvelle ; nous préférons le qualificatif
de moderne, ou de modernisation qui montre le souci constant des
réformateurs à travers les siècles d'adapter
leurs techniques aux nécessités et aux
possibilités de l'époque."
-
27 novembre 2007
- de Guy Goupil
- Moi Je l'ai lu, le livre de Paul, avant
même qu'il soit paru. Pauvre Paul qui s'est battu contre la
"méthode" et qu'il a fini par accepter pour que son livre
paraisse. Triste histoire de titre et d'éditeur !
- C'est un pavé, ce livre, mais si
dense qu'il ne peut pas se résumer. C''est un livre qu'il
faut avoir lu pour comprendre ce qu'est véritablement la
pédagogie Freinet et même peut-être
plus.
- Un livre essentiel qui fera date.
- Guy
-
9 novembre 2007 Cest un message d'Hervé
Moullé: moulle@ecolebizu.org aux listes freinet, icem,
amisdefreinet
- Le nouveau livre de Paul Le Bohec est
disponible.
- "l'école, réparatrice de
destins"
- Le style et le ton sont admirables, on
le lit comme un roman; et surtout le contenu est décoiffant
et montre que la Pédagogie Freinet est bien
d'actualité.
- C'est le livre d'un parcours, c'est le
livre d'une vie et c'est le livre de la Vie.
- À cette occasion, le site de Paul
est ouvert à l'adresse suivante:
http://www.amisdefreinet.org/lebohec
- Que dit la 4e de couverture?
- L'école,
- réparatrice de
destins ?
- À dix-neuf ans, je me suis
trouvé embarqué dans le métier d'instituteur
que je ne connaissais pas.
- Au début, je n'ai pu compter
que sur mes seules ressources pour bâtir ma
pédagogie, en me basant toutefois sur une idée
que j'avais trouvée dans une revue. Mais quand, au
bout de cinq années de tâtonnements, j'en ai
découvert l'auteur, Célestin Freinet, j'ai
adhéré à son Mouvement et j'ai
participé aux travaux en cours.
- Après vingt ans
d'expérimentations, j'ai repris mon autonomie et j'ai
alors abordé des domaines qui n'avaient pas encore
été explorés. J'ai même pu
poursuivre mes "recherches-inventions" à un plus haut
niveau parce que, après mai 68, j'ai été
coopté par un groupe d'enseignants de
l'IUT-Carrières Sociales de Rennes.
- Curieux de connaître les raisons
de mon si fort investissement dans la pédagogie, j'ai
analysé ma trajectoire de vie et, dans la foulée,
celle de quelques-uns de mes anciens élèves. J'ai
alors découvert que certains d'entre eux, que j'avais
cru déficients, n'étaient en fait
qu'encombrés. Grâce à la pédagogie
de l'expression-création, un nettoyage
intérieur leur avait permis de devenir, à
l'égal des autres, capables de connaissance.
- "L'expression, a dit Pierre Boulez,
suppose un explosif. Il faut donc un explosif et une amorce,
un détonateur pour l'allumer."
- Pour moi, c'est clair : l'explosif
existe en toute personne de par ses débuts dans la
vie, à travers ses incidents et ses accidents
d'enfance. Et chaque création d'une nouvelle technique
pédagogique constitue une nouvelle amorce.
- Je pense en définitive
que l'enseignement devrait permettre à chacun de se
construire une culture personnelle, sur la base de ses
données de départ, par le moyen de
l'expression-création et au sein d'un groupe
positif.
- Paul le Bohec
- En décidant de s'appuyer sur la
Vie et sur la nature de l'être humain, la Pédagogie
Freinet a effectué un grand pas. Mais pour que chaque
enfant ait des chances de se trouver placé sur sa ligne
optimale de développement, il faut lui offrir bien des
voies de réalisation de soi.
- Cet ouvrage traite de l'invention de
nouvelles techniques d'enseignement et des changements, parfois
surprenants, qu'elles ont pu provoquer.
- Paul Le Bohec, né en 1921, a
écrit de nombreux articles et ouvrages de
pédagogie ; il a assuré des centaines
d'animations pédagogiques.
- Table des matières
- I - Un métier et un milieu
pratiquement inconnus, Gévezé, Le b...a = ba
- II - Le patois, Lecture musicale,
L'école et la guerre
- III - Orgères, Un directeur,
Un poste double, Langourla
- IV - Quatrième poste,
Trégastel, Premières productions, Lettres de Freinet
et de sa femme Élise
- V - Créations orales
collectives, Productions, Origine géographique
- VI - Le journal scolaire,
Méthode naturelle de lecture, Planning-lancement,
Planning-constat, Correspondance, Calcul, Le non-conseil
- VII - Virage serré,
Importantes décisions, Premier texte
"thérapeutique", Parole orale individuelle, Action
magnétophonique, Le bégaiement, Le petit balai, La
neige
- VIII - Le chant libre,
Gérard l'H., Dialogue de la mort, Nouveau départ, La
part du maître, Poésie, Musique, Clavier
- IX - Méthode naturelle de
mathématiques, Bachelard, Popper, Cage à fils
- X - Méthode naturelle de
dessin-peinture, L'art, La thérapie, La liberté,
Volumes
- XI - Une dyslexie, Textes à
suspense, Rencontre avec Rémi, Tâtonnement de
l'inconscient
- XII - IUT, Instauration d'un
atelier de libre écriture collective, Développement,
Le travail sérieux, Bilans
- XIII - Animations diverses,
L'écoute musicale, L'écoute picturale, Don et
contre-don
- XIV - Problème de la prise
de parole en plénière, La co-biographie orale
collective, Le mémoire, La co-biographie par
correspondance
- XV - Pourquoi ?, Un
traumatisme psychologique, Partir de zéro, Le
développement, La famille, Jeannette
- XVI - Complexité, Maths,
Coupélacabache, Babillage, Composantes
- XVII - L'actualité des
idées de Freinet, Une ligne optimale de
développement, L'enseignant, Le Mouvement Freinet, Les
enfants, Aujourd'hui
- XVIII - Trajectoire de vie,
Départ, Quatre santés, À chacun sa
ligne
- XIX - Une classe... unique,
Expressions, Guérison ?
- L'école, réparatrice de
destins ? Autres exemples de déclics
- Réflexions
- Postface de Philippe Meirieu
- Bibliographie
- Documents d'accompagnement sur
internet
- ------------
- Le livre est en vente sur amazon et
alapage aux adresses suivantes et dans toutes les
librairies:
- http://www.amazon.fr/Ecole-Reparatrice-Destins-Sur-Methode/dp/229604249X/ref=sr_1_3/171-6409182-8061827?ie=UTF8&s=books&qid=1194591244&sr=8-3
- http://www.alapage.com/-/Fiche/Livres/9782296042490/ecole-reparatrice-de-destins-sur-les-pas-de-la-methode-paul-le-bohec.htm?fulltext=paul%20le%20bohec&id=123861194395694&donnee_appel=ALASQ
- Amicalement
- Hervé Moullé
-
chronologie
- avril 2006, mise en place du site de
Paul http://www.amisdefreinet.org/lebohec
- novembre 2007, sortie du livre
"l'école, réparatrice de destins"